LuxembourgLe gouvernement travaille à un plan d'action sur la nutrition

Diana Hoffmann
Jeudi, le gouvernement a recueilli des idées lors d'un débat consultatif pour élaborer un premier plan d'action en faveur d'un système alimentaire durable.
© RTL (archive)

En tant que premier pouvoir, la Chambre doit être la première sollicitée pour rassembler des idées, a déclaré jeudi la ministre de l’Agriculture, Martine Hansen, devant les députés. Parallèlement, une soixantaine de parties prenantes du secteur de l’alimentation ont également été consultées: des chambres professionnelles aux producteurs en passant par la Confédération des métiers de bouche, l’ULC, les établissements scolaires ou encore le Mouvement écologique. En outre, les différents ministères concernés, à savoir Agriculture, Santé, Education et Environnement, collaboreront également au Plan.

Pour ce nouveau Plan d’action, six champs ont déjà été définis sur base d’un sondage TNS-Ilres mené auprès des consommateurs et producteurs afin de déterminer leurs priorités:

  • Alimentation saine
  • Offre en produits régionaux
  • Saisonnalité des produits alimentaires
  • Sécurité alimentaire
  • Lutte contre le gaspillage alimentaire
  • Equilibre entre prix des produits et revenus des agriculteurs

Nous souhaitons nous engager en faveur d’une alimentation sûre et saine en promouvant une agriculture régionale, durable et résistante, a résumé Martine Hansen.

L’opposition veut du concret

Les députés ont abordé des points parfois très différents sur ce vaste sujet. Mais certains ont regretté que les propositions n’aient pas été plus concrètes, ce qui les aurait amenés à se positionner. La ministre a toutefois souligné que le but de ce débat était de rassembler des idées.

Nous avons besoin d’étiquettes clairement lisibles sur les emballages, qui soient compréhensibles et transparentes”, a par exemple réclamé le député DP Luc Emering. Il faut rapprocher producteurs et consommateurs au niveau du marché régional, et rendre le métier d’agriculteur plus attractif: une revendication qu’il n’a pas été le seul à exprimer jeudi matin.

Claire Delcourt (LSAP) estime qu’une réforme fondamentale du système alimentaire est nécessaire, comme le prévoyait la stratégie européenne “Farm to Fork” (de la ferme à la table). D’autres mots-clés ont été préservation de la biodiversité et protection du climat. Ils ont également été repris par les Verts. Dans la future stratégie alimentaire, le respect de l’environnement doit jouer un rôle central, estime Joëlle Welfring (Dé Gréng). “Parce que les habitudes alimentaires ont non seulement une grande influence sur la santé, mais aussi sur la santé de l’air, du sol et de l’eau”, selon la députée.

L’ADR demande une nutri-vigilance, telle qu’il en existe déjà dans les pays voisins. “Il s’agit du suivi et du contrôle de la consommation de compléments alimentaires, de nouveaux aliments, d’aliments enrichis ou de boissons énergisantes et d’autres produits”, précise Alexandra Schooss.

Pour David Wagner (déi Lénk), un certain nombre d’exigences évidentes ressortent de la discussion: “La fin des accords de libre-échange socialement et écologiquement préjudiciables, une planification démocratique de la politique alimentaire avec tous les acteurs concernés et des repas gratuits pour tous les élèves du primaire et du secondaire.

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