SantéLe futur "Südspidol" accueillera le Service national de médecine environnementale

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Le Service prendra en charge les patients souffrant de maladies liées à l'environnement.

Les patients touchés par des maladies environnementales, qui présentent par exemple des réactions aigües aux produits chimiques ou une concentration élevée de métaux lourds dans le corps, devaient jusqu'à présent se rendre à l'étranger pour être pris en charge à l'hôpital.

Dès 2009, le gouvernement CSV-LSAP avait retenu dans son programme de coalition que le Luxembourg allait se doter d'un Service de médecine environnementale. La semaine dernière, soit dix ans plus tard, le projet se concrétise enfin. La décision a été prise, c'est le Centre Hospitalier Emile Mayrisch à Esch, le futur "Südspidol", qui va accueillir ce Service national.

Un service de 200 mètres carrés au Südspidol

La construction du Südspidol sur le site d'Esch-Raemerich devrait être terminée fin 2026. Il intègrera un Service de médecine environnementale de 200 mètres carrés, destiné à diagnostiquer et traiter les maladies liées à l'environnement. Il sera conçu selon des normes environnementales durables, explique le Docteur Hans-Jörg Reimer, directeur du CHEM:

"Dans tout le Südspidol, nous souhaitons travailler avec des matériaux propres. Cela a été très clairement pensé ainsi et nous aimerions avoir la certification pour une construction durable, qui inclut ces éléments."

Des locaux spécialement aménagés

Les plans devront être une nouvelle fois remaniés pour les adapter à la loi sur l'hôpital de 2018, mais il a déjà été fixé que le Service comptera deux lits pour des patients traités en stationnaire et six possibilités de traitement en ambulatoire.

"Nous aurons deux locaux, qui seront totalement exempts d'ondes. Ce sera un secteur sans va-et-vient continu et où il y aura des possibilités de mise en retrait. Nous pensons là par exemple à l'élimination par sudation de substances toxiques, c'est pourquoi il y aura une zone sauna. Mais aussi des endroits où les gens pourront recevoir un Baxter", affirme le Docteur Reimer.

En se basant sur des statistiques allemandes, le Docteur Reimer estime que 20% de la population est touchée à un degré plus ou moins élevé par les maladies environnementales. Ces dernières peuvent se manifester par une maladie de la peau, une fatigue chronique, mais aussi des maladies nerveuses ou auto-immunes. Nombreuses sont les personnes concernées qui ignorent que leur souffrance est liée à l'environnement. Pour le découvrir et ensuite pour proposer la bonne thérapie, il faut une équipe interdisciplinaire de médecins avec une spécialisation en médecine environnementale. Il y a déjà des médecins formés et d'autres vont l'être.

Ouverture fin 2020 à l'hôpital de Niederkorn

"Et nous allons collaborer avec la médecine du travail et la psychologie du travail. Nous travaillons aussi à une nouvelle formation afin de responsabiliser une nouvelle fois les généralistes." Les patients concernés pourraient ainsi être orientés vers le Service de maladie environnementale par leur médecin-traitant, ajoute le Docteur Reimer.

Dans un premier temps, le Service national de médecine environnementale ouvrira ses portes fin 2020 à l'hôpital de Niederkorn. Il sera installé dans des containers spéciaux, totalement aseptisés.

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