Luxembourg Le futur certificat Covid n'est pas synonyme d'obligation de vaccination

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Futur certificat Covid, restrictions plus souples après le 12 juin, vaccination des jeunes... Mars Di Bartolomeo, président la commission Santé au parlement, était au micro de RTL ce jeudi.
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Le futur certificat Covid européen pour voyager librement qui sera décliné au Luxembourg dès la mi-juin selon le Premier ministre, Xavier Bettel, fait craindre la mise en place en place d'une société à deux vitesses.

Mais le futur certificat Covid "n'est pas" synonyme d'une obligation de vaccination, a assuré ce jeudi Mars Di Bartolomeo au micro de RTL Radio. Le président de la commission Santé au parlement parle d'un "certificat 3G" pour "geimpft, getest oder gesond" (Traduisez: "vacciné, testé ou en bonne santé").

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Au journaliste qui l'interviewe, il lance: "Pourquoi vous butez-vous à vouloir transformer la 3G en 1G?", sous-entendu la seule vaccination. Et il s'explique: "Ce certificat certifie trois choses: ou on est vacciné, ou on est à nouveau en bonne santé ou on a été testé".

Mais qu'en est-il de ceux qui sont en bonne santé et qui n'ont jamais eu le Covid? Mais "il peuvent l'attraper", rétorque le politicien avant de rappeler qu'il ont la possibilité de se faire tester. Ce qui est pris en compte par le certificat 3G.

Quant au fait que le futur certificat serait discriminatoire à l'égard des plus jeunes qui n'ont pas pu être vaccinés jusqu'ici "nous devons simplifier autant que possible les tests et l'éventail de l'offre est devenu très large entretemps". Des communes proposent par exemple un test rapide certifié.

UN PAS VERS LES NON-VACCINÉS ET CEUX QUI ONT LE PLUS SOUFFERT 

Dans la perspective de la future loi Covid (celle en vigueur prendra fin le 12 juin) une "nouvelle phase est en train de se préparer car toujours plus de personnes sont vaccinées avec 2 doses". Dans ce contexte favorable "on peut discuter de nouveaux pas à faire dont celui d'aller en direction de ceux qui n'ont pu se faire vacciner jusqu'ici", estime Mars Di Bartolomeo. Quant aux modalités précises, "nous avons encore trois semaines" pour les définir.

Le certificat Covid est un bon pas que fait l'Europe non pas en direction de davantage de discrimination mais vers plus de libertés et un retour vers la normalité

Au vu des chiffres Covid relativement bons actuellement, le rapporteur de la loi Covid a laissé entendre que des restrictions plus clémentes seraient possibles après le 12 juin. Si la tendance est confirmée, "nous ferons un pas supplémentaire pour faciliter la vie des gens et des secteurs qui ont le plus souffert".

La suppression des autotests rapides dans le secteur Horeca, que réclament les restaurateurs, sera discutée en temps utile entre concernés, Chambre des députés et gouvernement en décideront ensemble. La suppression du couvre-feu est également "une option" ouverte.

PAS DE DISCRIMINATION MAIS PLUS DE LIBERTÉS

"On a toujours cette tendance, quand arrive une nouveauté, qui est une bonne chose en soi, qu'on commence d'abord par voir ce qui ne va pas", fait remarquer Mars Di Bartolomeo. Il souligne que "l'Europe a une nouvelle fois prouvé qu'elle est capable de faire quelque chose ensemble".

Il espère que la prouesse réalisée ces derniers jours au niveau européen puisse être transposée au niveau national par "de manière coordonnée" par les députés luxembourgeois et "qu'on ne cherche pas la petite bête pour rendre le tableau plus sombre."

Il est question ici d'une crise "comme il n'y en a encore jamais eu. Alors devrait exister une solidarité comme nous n'en avions pas encore et non pas se liguer les uns contre les autres dans la cacophonie qui fait perdre la confiance aux gens", martèle le président de la Commission Santé au parlement. A ses yeux, pas de doute, le pass sanitaire est "un bon pas que fait l'Europe non pas en direction de davantage de discrimination mais vers plus de libertés et un retour vers la normalité".

PAS POSSIBLE DE "S'EN METTRE PLEIN LES POCHES"

Aux critiques qui accusent l'industrie pharmaceutique de profiter largement de la campagne de vaccination, Mars Di Bartolomeo répond: "Primo, la vaccination est la clef pour sortir de cette crise" et "il faut peser le risque que représente un vaccin par rapport au risque que représente le fait de devenir très malade ou de mourir Covid". Une question de responsabilité personnelle, y compris à l'égard des autres.

Secundo, "maîtriser l'industrie pharmaceutique n'est que possible qu'avec une approche concertée entre tous les pays européens". Pour Mars Di Bartolomeo qui esquive la remarque selon laquelle son parti, le LSAP, s'était prononcé contre la levée des brevets de vaccination, "il ne se peut, en aucun cas, que des gens s'en mettent plein les poches sur le dos de la crise sanitaire".

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