
Que feriez-vous avec 545 millions d'euros? On s'imagine facilement profiter d'éternelles vacances, le remboursement de la maison (et même de celles de toute la famille), des investissements à droite et à gauche...
Après Greenpeace lundi, déi Lénk a sorti sa calculatrice et annonce que ce demi-milliard d'euros correspond aux investissements réalisés par le fonds de compensation luxembourgeois FDC (Fonds de Compensation de la Sécurité sociale) dans des entreprises "liées directement à l'exploitation des énergies fossiles". Un montant hors normes qui contraste avec les investissements effectués dans les énergies renouvelables: 21 millions d'euros."La politique d'investissement responsable du FDC reste largement symbolique" assène encore le parti.
Le parti insiste également sur le caractère sous-évalué de ces chiffres, qui ne prennent pas en compte les éventuels investissements indirects dans des entreprises tout aussi polluantes.
Déi Lénk, qui est représenté par deux députés à la Chambre, dénonce ainsi le double jeu de l'État, qui d'un côté dénonce les méfaits du nucléaire, des OGM ou de la dépendance aux énergies fossiles mais laisse son Fonds de compensation détenir des parts dans des entreprises comme EDF, Monsanto ou Total.
Déi Lénk réclame que ces investissements soient purement et simplement abandonnés et que l'argent puisse être utilisé pour favoriser la création de logements ou pour accélérer la transition énergétique. "À cet effet, un large débat public s'impose sur la manière dont nous voulons utiliser ou sauvegarder les réserves de la sécurité sociale" conclut le parti.
Le ministre de la Sécurité sociale Romain Schneider avait déjà pris position lundi et assuré que le FDC avait réalisé d'importants efforts pour investir dans des secteurs plus durables.