La controverse se poursuitLe dossier Fage au menu d’une commission jointe Economie et Environnement

RTL Infos
Les ministres de l'Environnement et de l'Economie ont une nouvelle fois été interrogés par les députés sur le dossier controversé de l'usine de yaourts.

Les questions ont été nombreuses, tant de la part de l'opposition que de la majorité.

''Fage a dépensé plus de 53 millions d’euros en consultance. Des consultants-fantômes'', pouvait-on lire dans un article de Paperjam début septembre. Cette information a fait des vagues et elle rend le dossier encore plus délicat, reconnaît la députée verte Josée Lorsché, qui, en tant qu'échevine de la commune de Bettembourg, est clairement opposée au projet.

''C'est une chose qui doit en tout cas être discutée. Avec le ministre des Finances aussi, qui n'était pas présent aujourd'hui. (...) C'est un nouveau volet qui surgit dans ce dossier et suscite des questions.''

Selon le CSV, la question de savoir si ces rétributions de consultants fictifs sont illégales, devrait être tranchée au plus vite. La présidente du groupe parlementaire CSV Martine Hansen:

''Nous avons également dit que si ce n'est vraiment pas légal, il faut porter plainte. Le ministre de l'Economie a dit qu'il n'avait pas d'informations. Je pense alors que nous allons le faire.''

David Wagner, député des Lénk, pense que la justice devrait intervenir. L'autre grand volet qui suscite beaucoup de critiques à l'égard de l'usine de yaourts, c'est le volet écologique. L'unité de production consommerait 2.500 mètres cubes d'eau par jour. Martine Hansen voulait savoir si le pays allait y parvenir:

''Là, on refile à présent la patate chaude aux communes, parce que Madame la ministre de l'Environnement dit, que le syndicat aurait dit, qu'elles pourraient fournir l'eau. Ce n'est pas la réponse à la question de savoir comment on règle cela au niveau national si nous avons une sécheresse l'été. Qui aurait la priorité? Je pense que là, le ministère a une responsabilité et ce dernier ne peut pas simplement refiler la patate chaude aux communes.''

Si l'entreprise devait obtenir une autorisation, la question se poserait également de savoir où seraient réalisées les mesures de compensation. 32 hectares pourraient être nécessaires. D'après Josée Lorsché, pour y parvenir, il faudrait encore reclasser un terrain sur le site prévu entre Bettembourg et Dudelange. Par ailleurs, Fage a déjà pu acheter ce terrain à de meilleures conditions. Si le projet devait tomber à l'eau, on ignore encore à quel prix l'Etat pourrait racheter le terrain, critiquent à nouveau les députés. Et David Wagner de résumer:

''Ce dossier, il est si complexe et aussi, selon moi, véritablement catastrophique (...)'' Et le député de pointer du doigt l'ex-ministre de l'Economie, Etienne Schneider.

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