
L'ancien Premier ministre, Jean-Claude Juncker, n'aurait conclu aucun accord tripartite sans l'OGBL, a dit Marc Spautz. Il ne veut pas accepter le seul argument de l'urgence.
La dernière réunion tripartite aurait plutôt montré que le dialogue social n'aurait jamais été une priorité du gouvernement actuel. En tant qu'ex-secrétaire général du LCGB, il regrette que les discussions ne se soient pas poursuivies pour parvenir à un compromis avec lequel tous les acteurs puissent vivre. Il a encore affirmé qu'il fallait prendre en considération le fait que les syndicats représentent leurs membres et ne refusent pas un accord sans raison. En ce sens, le gouvernement aurait dû soigner davantage le dialogue social.
En ce qui concerne les mesures adoptées dans le "paquet de solidarité", le ministre a dit que, certes, un certain nombre de mesures sont prises pour soutenir les ménages, mais il regrette qu'aucun ajustement à l'inflation du barème fiscal n'ait été prévu.
De cette façon, les gens recevraient de l'argent, qui disparaîtrait ensuite directement avec les impôts. En outre, il manquerait toujours des mesures directes contre la hausse des prix immobiliers. Des modifications concrètes dans les dispositions légales existantes ou de nouvelles mesures légales seraient nécessaires pour maîtriser le problème.
Il serait difficile de faire des prévisions à long terme parce que nul ne sait où s'arrêtera l'inflation. Un frein éventuel à l'inflation pourrait être une plus grande autonomie, par exemple en produisant au Luxembourg des produits tels que le blé. Nous serions ainsi moins dépendants des prix dictés à l'étranger et moins impactés par des crises internationales.
En ce qui concerne les discussions autour d'un embargo énergétique contre la Russie, Marc Spautz a déclaré que le Luxembourg devrait prendre clairement position, même s'il faut viser des solutions européennes. Il a encore précisé que "les très grands joueurs doivent participer". Si le Luxembourg le décidait seul, ce serait seulement symbolique. L'Allemagne et l'Autriche devraient suivre, ce qui n'est pas le cas actuellement.
A propos de la fermeture spontanée de la maternité à Ettelbruck, le député CSV a donné raison à la ministre de la Santé, Paulette Lenert, qui a déclaré que la loi sur les établissements hospitaliers de 2018 n'était pas bonne. Mais la Chambre serait prête à apporter des changements, et ce serait à présent au gouvernement de venir avec un projet concret. Il y a un problème avec les services d'urgence, pas seulement avec les pédiatres et les gynécologues, mais aussi dans un certain nombre d'autres secteurs, selon Marc Spautz.
A propos de l'interdiction des IRM dans des cabinets privés, Marc Spautz s'est montré étonné. Il ne serait pas juriste, mais il s'est cependant exprimé en faveur du fait qu'il soit possible que des cabinets privés disposent de tels appareils. Toujours en lien avec un hôpital toutefois, a-t-il affirmé. Ce qui manque, c'est un tarif fixe pour que l'on n'aboutisse pas à une médecine à deux classes. Ce serait déjà un fait que ceux qui en ont les moyens peuvent aller passer un examen IRM à l'étranger. Selon le député CSV, le problème est plutôt que le secteur public n'a pas acheté assez de ces appareils. Nous aurions simplement attendu trop longtemps.