
Dans une interview à RTL, le président du CSV, Frank Engel, a déclaré qu'il fallait recourir autant que possible au télétravail et qu'il faudrait lever les limites fiscales au télétravail des frontaliers. Le gouvernement devrait régler immédiatement le problème avec les régions voisines.
Fränk Engel demande aussi une diminution des déplacements en transports publics. Il n'arrive pas vraiment à comprendre pourquoi des événements et des rassemblements de personnes sont annulés alors que les gens continuent de se presser dans les trains. En ce qui concerne les établissements scolaires, le président du CSV souhaite que des "vacances de Pâques prolongées" soient décidées au plus tard quand il y aura des cas de contamination sur le territoire national.
Le ministre de la Mobilité, François Bausch, a réagi de la manière suivante : toutes les mesures vont dans le sens de l’endiguement et là, il faut faire des compromis. La société doit pouvoir continuer à fonctionner. Sous l’effet du coronavirus et des mesures déjà appliquées pour lutter contre l’épidémie, une baisse des déplacements a déjà été constatée.
Franz Fayot a pour sa part réagi à la question du télétravail pour les frontaliers. Le ministre LSAP du Travail a déclaré que des discussions étaient en cours avec les Etats voisins pour modifier les accords sur la non double imposition, de manière à ce que les frontaliers puissent travailler plus longtemps depuis leur domicile, sans qu’ils doivent alors payer des impôts dans le pays où ils travaillent et dans celui où ils vivent.
Jeudi matin, Franz Fayot a aussi fait le point sur les mesures prévues pour les entreprises touchées par la crise du coronavirus. A côté du chômage partiel, le gouvernement a mis mercredi en procédure législative un projet de loi afin de pouvoir accorder aux PME jusqu’à 200.000 euros d’aides financières en cas d’ « événements exceptionnels».
Par ailleurs, le gouvernement s’est adressé à la Commission européenne afin d’obtenir l’autorisation de pouvoir accorder à des entreprises jusqu’à 500.000 euros d’aides forfaitaires ou de pouvoir leur fournir une garantie publique quand elles souhaitent faire un emprunt. Selon Franz Fayot, ces mesures devraient suffire pour l’instant, mais la situation sera réévaluée chaque jour. Il considère que de nouvelles entreprises vont demander des aides financières dans les prochains jours. Ces sept derniers jours, 50 entreprises ont introduit une demande de chômage partiel