
Une expertise avait chiffré les dommages et intérêts en faveur de la veuve de la victime à 650.000 euros en avril dernier. Un procès qui n'est pas encore terminé puisque le condamné avait fait appel de cette décision.
Ce lundi, Me Wolfsteller, l'avocat du condamné, avait mis en question le coefficient pour besoins personnels. La veuve recevant en effet depuis 2006 une rente d'invalidité égale à un salaire, le montant des dommages et intérêts devait être réduit à un peu plus de 475.000 euros. Une rente qui ne serait plus perçue par la dame, selon son avocat. Selon Me Baulisch, ce serait plutôt l'assurance qui aurait fait appel de cette décision, et non pas le condamné, une insolence de la part de l'organisme qui ne voudrait s'acquitter que d'un montant minimum. La dame ne recevant pas cette rente d'invalidité jusqu'à la fin de ses jours. Elle devrait même accepter des jobs de nettoyage afin de pouvoir boucler ses fins de mois, à hauteur de 30 heures par semaine. Une situation qui se serait aggravée ces derniers temps pour la dame qui n'est pas prête de toucher sa pension.
Le procès a été retardé jusqu'à mercredi, la juge pensant qu'il faudrait vérifier jusqu'à quand elle aurait touché ces rentes, pièces à l'appui.
D'un point de vue pénal, le prévenu avait été condamné en mars 2015 au tribunal de Diekirch à six mois de prison avec sursis, une amende de 2.500 euros et un retrait de permis de quatre ans, dont trois avec sursis. En parallèle, la partie civile avait également obtenu des dommages et intérêts à hauteur de 120.000 euros.
Il y a cinq ans, le condamné avait percuté un motard en début de soirée qui avait succombé à ses blessures deux jours après l'accident. Au moment des faits, le test d'alcoolémie du prévenu révélait un taux de 1,1 pro mille dans son sang.