
Les syndicats sont très importants, particulièrement maintenant, et ils doivent rester sur le qui-vive, selon la présidente de l'OGBL, Nora Back: "Nous sommes en temps de crise, les crises sont souvent supportées par la population. Nous avons un nouveau gouvernement qui est un gouvernement conservateur-libéral, face auquel nous devons craindre que nos acquis soient attaqués, face auquel nous devons défendre la situation du peuple. Nous avons beaucoup de dossiers qui se profilent, notamment le dossier 'retraites'. Mais aussi la question fiscale, où nous avons enfin besoin de plus de justice, et le droit du travail en général, où nous avons besoin d’emplois sûrs et de qualité pour les gens."
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Les syndicats doivent rester sur le qui-vive, a souligné Nora Back. Les frontaliers allemands viennent d'apprendre une mauvaise nouvelle. A partir de janvier 2024, les heures supplémentaires qu'ils ont effectuées ou effectueront au Luxembourg, seront imposables en Allemagne. Une situation que désapprouve l'OGBL.
"Dans de nombreux secteurs, nous sommes dépendants des frontaliers, comme nous le savons. Et maintenant, de très nombreux frontaliers allemands se disent: 'Oui mais alors je ne peux plus faire d'heures supplémentaires.' Car ils doivent à présent payer des impôts là-dessus en Allemagne. Nous cherchons une solution pragmatique pour ce cas-là, car ce n'est pas possible que là où les heures supplémentaires sont exonérées d'impôts au Luxembourg, les frontaliers soient à présent taxés sur ces heures supplémentaires en Allemagne," selon Nora Back.
Cette année, l'OGBL célèbrera la fête du travail le 1er mai et pas le jour précédent. La fête aura toujours lieu à l'abbaye de Neimënster.