
"Un patron peut évidemment choisir de compenser financièrement le manque à gagner non couvert par la loi" a déclaré Dan Kersch sur RTL.
Le ministre du Travail (LSAP) réagit à la critique du patron de la société de construction Stugalux qui s'était exprimé sur l'antenne de RTL jeudi. Selon lui, il serait injuste que les personnes en arrêt maladie perçoivent 100% de leur salaire alors que les personnes au chômage partiel ne touchent que 80%. Les deux catégories devraient être traitées de la même manière.
Si le patron de l'entreprise veut plus de justice, il peut "compenser le montant manquant avec son propre argent". Dan Kersch rappelle que le chômage partiel est une mesure exceptionnelle enclenchée à cause de la crise du coronavirus et élargie de manière quasi-universelle. L’État prend ainsi en charge pratiquement l'intégralité des salaires.
Le gouvernement a également signé un accord avec le patronat et les syndicats afin d'augmenter les montants payés par le fonds pour l'emploi.
Personne ne touchera moins que le salaire minimum mais tout le monde ne peut pas être indemnisé à 100%, Dan Kersch précise que "le pays n'en est pas capable".
La demande de la société de rouvrir les plus petits chantiers a également été refusée par le ministre du Travail. Dan Kersch a rappelé les contradictions entre les patrons car le secrétaire général de la fédération des Artisans avait déclaré il y a deux semaines qu'il était mieux de tout fermer en cas de confinement.
Dan Kersch a également souligné qu'il fallait avoir une ligne claire et précise dans les décisions, c'est le cas du gouvernement. Il ne s'agit pas pour l'instant de gagner de l'argent mais bien de sauver des vies.
Pour l'organisation de la relance économique après la crise, Dan Kersch a annoncé une tripartite nationale. Il a néanmoins précisé que le gouvernement ne toucherait pas au temps de travail hebdomadaire mais que le congé collectif pourrait clairement être discuté.