Situation Covid-19 sous contrôleLe CHL veut se reconcentrer sur les autres patients

Raphaëlle Dickes
Le nombre de nouvelles infections confirmées au Covid-19 est en baisse. Ce recul est perceptible dans les hôpitaux.

De plus en plus de voix réclament un déconfinement aussi dans le secteur de la santé. La journaliste de RTL, Raphaëlle Dickes, est allée voir mardi ce qu'on en pensait au Centre hospitalier de Luxembourg, où les premiers patients Covid-19 ont été pris en charge. 
Depuis des semaines, le service de soins intensifs du CHL est réservé aux malades du coronavirus. La situation s'est apaisée en réanimation. Seuls sept patients Covid-19 et trois, qui pourraient être positifs, sont encore traités ici.

"Nous avons nos patients Covid, que nous avons en charge depuis plus de 30 jours. Certains que nous avons déjà pu sortir de réanimation, certains qui sont encore ici. Depuis une semaine, nous n'avons plus eu de nouvelle admission, ce qui signifie que la situation est sous contrôle," selon le Docteur Christophe Werer, le chef de la réanimation.

Les patients, qui sortent de réanimation et qui ne nécessitent pas de soins intensifs, peuvent être accueillis dans le service de pneumologie. L'une des quatre unités du CHL réaménagées pour prendre en charge exclusivement les malades du coronavirus. Ici, seul le personnel peut entrer et uniquement en respectant des mesures strictes de protection.

Une tablette comme unique lien social

La tablette de l'hôpital est d'autant plus appréciée pour rester en contact avec la famille et les amis. "Elles m'appellent même d'Afrique pour me dire "tu es là, on va remercier le bon Dieu". Et pour moi, ça c'est un cadeau,"dit soeur Luciana,

La demande est tellement forte que les patients doivent prendre rendez-vous pour les Skype. La tablette s'est aussi révélée utile dans d'autres situations.

"Si par exemple on est en visite avec le médecin, on voit que la famille est très anxieuse, on a aussi une psychologue qui prend contact en ligne avec la famille. On a fait la messe de Pâques avec la famille, on a fait des sacrements de fin de vie avec la famille via iPad.", explique Louise Koho-Kitenge, responsable des infirmières en pneumologie.

A cet étage aussi, on recommence peu à peu à respirer. Aux pires moments, il y a eu 23 patients Covid-19, parfois à deux par chambre. Aujourd'hui, il n'y en a plus que 16. L'espoir revient.

"C'est stable. On commence même à penser sortir de cette situation. Pas de manière trop rapide, mais quand-même c'est dans les têtes de toute l'équipe de l'hôpital. C'est une démarche qui se fait de manière sereine," selon Louise Koho-Kitenge.

Se reconcentrer sur les autres patients ...

Une démarche qui est aussi probablement nécessaire pour recevoir à nouveau à l'hôpital plus de patients avec d'autres problèmes urgents. Ces derniers ne sont plus venus surtout au début du confinement.

"Nous n'avons presque plus vu d'embolie, nous n'avons pas vu de patient avec un nouveau cancer des poumons, les neurologues n'ont plus vu de patient avec un AVC. Tous les cas normaux de maladies, qui arrivent quotidiennement dans une polyclinique et qui sont des urgences, elles ont disparu", explique le Docteur Gil Wirtz.

Cela va aussi changer peu à peu, de sorte que plus de patients seront hospitalisés pour d'autres pathologies respiratoires. Mais à d'autres étages. Ce n'est pas optimal. On va voir pour mettre en place un véritable service de pneumologie dans les dix prochains jours.

"Pour que nous ayons à nouveau tout réuni et que tout fonctionne bien. Et ces consultations ambulatoires doivent effectivement peu à peu recommencer," ajoute le Docteur Gil Wirtz.

... en attendant la deuxième vague

En réanimation aussi, on souhaite rouvrir une petite partie du service pour des patients non-Covid. C'est possible vu que huit des dix lits sont vides actuellement et que le nombre des nouvelles infections est en baisse.

"Et alors, nous pourrons aussi prendre en charge ces gens et recommencer les choses normales, reprendre des opérations dès que ça ira. Nous sommes flexibles. Et si nous voyons, qu'avec le déconfinement qui a commencé, nous avons de nouveau plus de patients, nous changerons à nouveau", assure le Docteur Christophe Werer.

Il y aura une deuxième vague d'infections, les médecins sont d'accord sur ce point. La seule question est celle de sa gravité. Mais d'ici là, il faut se reconcentrer sur les autres patients.

Opootmen am CHL
Zuel vun neie confirméierte Covid-19-Infektioune geet erof, dat spieren och d'Spideeler.

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