
Quatre traitements, qui ont en fait été développés pour d'autres maladies, vont être testés sur des patients Covid-19. Il s'agit de découvrir à quel point ces médicaments sont sûrs et efficaces. Le projet a été présenté il y a un mois. A présent, les premiers patients vont pouvoir être recrutés au Grand-Duché. La Commission d'éthique et le ministère de la Santé ont donné leur autorisation. Tous les médicaments sont là depuis la semaine dernière. Vendredi, la méthodologie a été détaillée. Enfin, dimanche les codes sont arrivés pour inscrire les patients dans l'étude. A présent, nous n'avons plus besoin que des candidats adaptés, explique le Docteur Thérèse Staub, responsable du service des maladies infectieuses au CHL:
"Les patients qui peuvent participer sont des patients qui ont un manque d'oxygène. Les patients qui n'ont pas besoin d'oxygène ne peuvent pas participer à cette étude."
Ils ne doivent en outre souffrir d'aucune pathologie touchant les reins, le foie et le coeur. Les médicaments testés sont les suivants: le Remdizivir utilisé contre le virus Ebola, l'hydroxychloroquine utilisé contre la malaria, ainsi que le Lopinavir et le Ritonavir, deux médicaments utilisés contre le VIH.
Le patient doit donner son accord pour participer à l'essai, mais il ne peut pas choisir quel traitement il recevra.
Docteur Thérèse Staub: "C'est un tirage au sort. Tout se passe au Centre principal via internet et ensuite, ils nous disent dans quel traitement ils sont."
Comme il n'y a pas encore de médicaments ciblés Covid-19, des traitements sont utilisés sur d'autres patients Covid-19 depuis des semaines au CHL, indépendamment de l'étude Discovery. On ne peut cependant rien déduire de ces faibles expériences, selon le Docteur Staub. Pour obtenir des connaissances scientifiques, il faut procéder selon une méthodologie définie.
Docteur Thérèse Staub: "Dans cette étude, il faut remplir chaque jour un formulaire avec de très nombreux critères, des analyses de sang, le dosage des médicaments. Et ensuite on regardera le 14e et le 28e jour comment se présente la sortie de la maladie."
Pendant l'étude, un contrôle permanent est donc réalisé. Tous les 100 patients, on évaluera si un des médicaments testés obtient éventuellement de mauvais résultats et doit être exclu.
Docteur Thérèse Staub: "A Paris, ils ont déjà testé 600 patients, mais pour l'instant, ils n'ont encore arrêté aucun traitement."
3.200 patients dans six pays vont participer à l'étude Discovery pendant trois ans. 50 patients seront testés au CHL.