
La CSL critique tout d'abord le fait qu'aucune réforme fiscale n'ait été entreprise jusqu'à présent. Selon leur évaluation, des adaptations ponctuelles auraient tout à fait faisables.
Dans le barème d'imposition, les tranches inférieures devraient être délestées davantage. Il faudrait, toujours selon la CSL, en ajouter de nouvelles dans le haut du classement, là où les salaires sont les plus élevés. Nora Back, président de la Chambre des salariés propose également une adaptation du poids de l'imposition entre travail et capital.
Le directeur est revenu sur l'annonce du gouvernement comme quoi les impôts ne seraient pas augmentés: "mais à travers la progression passive, c'est à dire le fait que l'on n'accorde pas les barèmes d'imposition à l'inflation, les recettes de l'État ne font qu'augmenter. Cela équivaut à une augmentation des impôts", explique Sylvain Hoffmann. La CSL a calculé qu'une tranche indiciaire de 2,5% sur le salaire brut ne dépasserait pas 1,75% sur le montant net des personnes touchant un salaire moyen.
"Il est clair que nous traversons des périodes compliquées au niveau géopolitique avec la guerre en Ukraine, mais ces dernières années, les prévisions étaient toujours pires que la réalité. La situation économique du moment n'est à nouveau pas aussi mauvaise que ce que veulent nous faire croire les autorités", selon la CSL qui demande à ce que le gouvernement "ne tienne pas forcément à une dette publique maximale de 30%".
La Chambre des salariés se réjouit des mesures prises lors de la tripartite, notamment à travers le pacte de solidarité, mais ces décisions ne vont pas assez loin. La CSL souhaite une réévaluation des allocations familiales, une indexation de l'allocation de vie chère ou encore une augmentation de la retraite minimum, pour n'en citer que quelques-uns.