
Le Luxembourg aurait besoin d'un grand syndicat national neutre. Avec l'OGBL et le LSAP, le syndicalisme luxembourgeois serait politiquement connoté, selon le président de l'Aleba, Roberto Mendolia.
Au Luxembourg, plus de la moitié des salariés seraient politiquement neutres et ne seraient pas affiliés à l'un des deux grands syndicats nationaux. Ce sont eux que l'Aleba souhaite rassembler derrière elle.
La législation actuelle freine encore actuellement le syndicat bancaire dans la réalisation de ses ambitions. À la Chambre des Salariés, un syndicat a besoin de 20% des voix pour être considéré comme un syndicat national.
C'est seulement à partir de ce niveau que l'Aleba pourrait, par exemple, être invité à une tripartite. Le président de l'Aleba trouve cela scandaleux. Les responsables politiques sont invités à modifier la législation.
Par ailleurs, Roberto Mendiola a parlé de la "méthode Aleba": ce serait le seul syndicat qui mettrait l'humain au centre, tout à fait libre de toute influence politique. Le président de l'Aleba, qui veut maintenant ne plus représenter seulement les salariés du secteur financier, dit encore ne pas craindre les critiques de la part de l'OGBL et du LCGB.
Afin d'attirer de nouveaux membres, l'Aleba mise offensivement sur les moins de 30 ans: pour eux, la carte de membre sera gratuite.
