
Même si la séance a été plus longue que prévu, une nouvelle séance est programmée pour jeudi après-midi, car toutes les questions n'ont pas obtenu de réponses.
On en est resté aux divergences d'interprétation entre la ministre et les députés CSV et ADR.
En effet, pour Carole Dieschbourg, en ce qui concerne l'autorisation pour les travaux à l'abri de jardin, il s'agissait d'appliquer un article de la loi sur la protection de la nature. Pour le CSV et l'ADR, c'était plutôt un article du règlement grand-ducal sur la réserve naturelle Prënzebierg qui était applicable et en vertu de ce dernier, l'autorisation ne pouvait pas être délivrée.
"Si un problème subsiste, la ministre doit en tirer les conséquences. Nous sommes en tout cas déçus de la manière dont elle aborde le dossier!", a déclaré Fernand Kartheiser mardi après-midi. Selon le député ADR, le CSV a présenté un dossier légalement fondé, avec de très nombreuses questions. Son parti l'a soutenu parce que se pose la question de l'"hygiène" du paysage politique.
On veut que les gens aient confiance en la politique et que ne subsiste pas l'impression que dans un certain cas, une "autorisation exceptionnelle" a été accordée. Ce soupçon n'a pu être évacué mardi, selon Fernand Kartheiser.
Il n'y a en effet aucune preuve que dans d'autres affaires, on a tranché de la même manière, a dit Fernand Kartheiser, de sorte que le soupçon d'un traitement de faveur subsiste. "Là, c'est la crédibilité des personnalités politiques qui est en jeu. En tant qu'ADR, nous ne voulons pas qu'il y ait un doute."
Mardi, Martine Hansen s'est vu confirmer son analyse que Carole Dieschbourg a donné à Roberto Traversini une autorisation qu'elle n'aurait pas dû accorder.
La ministre a expliqué avoir toujours joué cartes sur table. Jeudi, il a été beaucoup question de ces divergences d'interprétation.
Il appartient à présent au Tribunal administratif de trancher, selon Carole Dieschbourg. Cette dernière a aussi confirmé une demande de Roberto Traversini, pour raser l'abri de jardin. On ignore pour le moment la suite qui sera donnée à cette demande.
Après la séance, le député LSAP Georges Engel n'avait pas le sentiment d'être en présence d'une énergie criminelle déployée pour faire une faveur. Georges Engel souligne qu'il en arrive à cette conclusion, parce que la ministre a pu prouver avec des arguments qu'elle avait regardé ces textes et qu'elle avait agi comme il faut.
Un point de vue que partage David Wagner. Le député des Lénk a insisté sur le fait qu'à Differdange, le CSV siégeait au collège des bourgmestre et échevins avec Monsieur Traversini. Le CSV devrait donc être cohérent.
Quant au député pirate Marc Goergen, il a souligné qu'étant donné la complexité du dossier, il se donnait encore deux jours pour parcourir les textes.