
"En ce qui concerne le ton de la politique, il est certainement plus tranchant que d'habitude en cette année électorale. En tant qu'ADR nous voulons également nous tenir à l'appel à davantage de contenance politique, tous les autres partis devraient d'ailleurs en faire de même." C'est ce qu'a déclaré le député de l'ADR Fernand Kartheiser lundi matin au micro de RTL. Il a réagi à l'incident qui a lieu à la Chambre où son confrère de parti Fred Keup a traité le ministre de l’Économie Franz Fayot d'idiot après que l'ADR ait été qualifié d'extrême droite de la part du ministre. Fernand Kartheiser a affirmé qu'il s'agissait d'un cas extrême et qu'il avait réagi sous le coup de l'émotion.
Des mots durs pleuvent souvent à la Chambre, surtout lorsque les micros sont éteints, souligne le député de l'ADR. Selon lui, la responsabilité incombe au président de la Chambre. Fernand Etgen doit pouvoir recadrer un ministre s'il est insultant, et ce, pas seulement s'il s'agit d'un membre de l'ADR.
Fernand Kartheiser souligne qu'avec la désignation de l'ADR comme parti d'extrême-droite, une limite a été dépassée.
Certains politologues affirment que l'ADR peut être classé comme "d'extrême droite", parce qu'ils font des déclarations qui volontairement défient les limites de ce qui a le droit d'être dit.
La plupart des partis au Luxembourg se considèrent comme de "gauche" ou de "centre-gauche", même le CSV. Selon Fernand Kartheiser, l'ADR est un parti conservateur avec un fort engagement social. Il serait tout au plus un parti de centre-droite avec aucun élément radical.
Tous les partis du Luxembourg à l'exception de l'ADR et celui de Joé Thein se désignent comme étant de gauche.
OPTIMISTES POUR L'ANNÉE ÉLECTORALE
Au sujet des récents sondages aux résultats plus médiocres de l'ADR au Politmonitor, où les 3 sièges ont été perdus et le parti a stagné, l'invité de la rédaction a déclaré que ce genre d'enquête banalisait la politique. Selon lui, l'ADR a fourni beaucoup d'efforts dernièrement afin de se positionner au niveau de son programme. Les idées ne leur manquent pas et ils souhaitent bien les mettre en œuvre. C'est pourquoi l'ADR se demande quelles coalitions seront possibles afin de remédier aux erreurs politiques actuelles.
En ce qui concerne les attentes pour l'année électorale 2023, Fernand Kartheiser est optimiste. Il n'a cependant pas voulu s'exprimer au sujet d'attentes concrètes pour son parti en termes de nombres de sièges.