Procès en appel du meurtre d'Ana LopesL'accusé clame toujours son innocence

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L'homme a été condamné il y a dix mois à la prison à perpétuité pour le meurtre de son ex-compagne en janvier 2017.
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Son procès en appel a débuté mardi après-midi. Le jeune homme est accusé d'avoir enlevé et tué son ex-compagne, Ana Lopes, alors âgée de 25 ans, puis d'avoir brûlé son corps dans sa voiture de l'autre côté de la frontière française.
Mardi, le premier à s'exprimer a été l'accusé lui-même. La juge voulait savoir pourquoi il avait fait appel du jugement de première instance, la perpétuité. "Je suis innocent et une victime du système", a répondu le jeune homme. S'il avait placé un épais dossier blanc entre lui et la juge sur le bureau, il n'a pas ôté son manteau pour se défendre.

Il a raconté où il était le soir et la nuit où Ana Lopes a été tuée. Il n'a pas vraiment considéré les demandes de la juge, mais il a semblé de plus en plus embarrassé. A un moment donné, la magistrate l'a interrompu: "Bon, sinon encore quelque-chose, nous attendons des explications et pas de reconstruction", a-t-elle dit.

A l'audience, il a aussi été question du rouleau de ruban adhésif découvert près de la voiture calcinée. Il s'agit de l'un des indices les plus accablants car de l'ADN, appartenant à l'accusé lui-même ou à un membre de sa famille, y a été trouvé. Interrogé par la juge, l'accusé a dit que ce n'était pas à lui d'expliquer cela. Il ignorerait aussi d'où vient le rouleau. La magistrate l'a alors regardé sans rien dire. Après quelques secondes, l'accusé a cédé; il n'a plus rien voulu dire et a passé la parole à son avocat.

Dans sa plaidoirie, maître Gennaro Pietropaolo est revenu sur tout ce qui va à l'encontre de la culpabilité de son client. Pendant près de deux heures, il a été question de l'ADN sur le papier adhésif, qui ne pouvait pas être attribué à une personne en particulier, et du fait qu'il y avait encore l'ADN de deux autres personnes dessus. D'autres interrogations ont surgi. Sur les lieux du crime, où la victime a été brûlée, des empreintes de pas correspondant à une pointure 44/45 ont été retrouvées, mais l'accusé fait du 42. Et comment, après les faits, l'accusé serait revenu aussi rapidement chez lui, à 20 kilomètres de là, sans voiture, sans que quiconque l'ait vu et sans être détecté par la moindre caméra? L'avocat a également remis en question l'interprétation du mode de déplacement du téléphone de l'accusé.

Le procès se poursuivra vendredi matin.

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