
Francine Closener, qui est désormais à la tête du LSAP, a qualifié l'accord de la tripartite de "raisonnable et équitable" mais a souhaité souligner son caractère temporaire: "l'index n'a pas vraiment impacté les plus petits salaires alors que les crédits d'impôts vont davantage venir en aide aux salaires de moins de 100.000 euros bruts par an".
La coprésidente du LSAP avoue que "la différence n'est pas énorme, mais nous voulions surtout soutenir les moins fortunés. C'est pour cette raison que je remercie également les personnes qui perçoivent des salaires plus élevés".
"Les autres grands chantiers, notamment celui de la réforme fiscale, ne vont pas tarder à être traités, mais je regrette évidemment que cette réforme n'a pas encore été abordée en raison de la crise", a ajouté l'invitée de RTL.
Francine Closer préfère que la discussion avec Nora Back, présidente de l'OGBL qui a refusé de signer l'accord de la tripartite, ne se fasse pas en public. Une proposition de débat a d'ailleurs déjà été faite, mais "la période est relativement compliquée pour l'OGBL et le LSAP", a déploré la coprésidente du parti socialiste en expliquant que les deux ont un passé commun mais en tant que parti politique, le LSAP doit "couvrir un autre spectre" afin de trouver un autre équilibre que celui recherché par le syndicat.
"Mon parti doit trouver un équilibre pour tout le pays, il ne s'agit pas ici d'une lutte des classes. Nous nous trouvons dans une situation sans pareil, après une crise internationale, nous devons faire face à une nouvelle crise suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les patrons ne sont évidemment pas nos ennemis, c'est Poutine qui a directement provoqué cette situation compliquée, et nous devons agir en conséquence" a conclu Francine Closener.