
L'entreprise luxembourgeoise Paul Wurth devrait à l'avenir appartenir à 100% à sa maison-mère allemande, le groupe SMS. Une décision qui inquiète les syndicats luxembourgeois.
Le LCGB et l'OGBL parlent d'une société phare, d'un pilier du Luxembourg, d'une entreprise traditionnelle bien connue dans le pays que l'on abandonnerait complètement en la remettant aux mains d'un acteur privé. Alors que le climat social est plutôt bon au sein du site luxembourgeois, le LCGB se demande quelle sera la réorganisation du groupe SMS après la reprise? Un risque de délocalisation existe-t-il pour les 500 salariés au Luxembourg? Paul Wurth pourrait devenir un centre d'excellence pour SMS?
Les perspectives ne sont pas forcément négatives, selon Robert Fornieri du LCGB. SMS est une énorme structure qui pourrait faire évoluer les possibilités au Luxembourg, notamment en terme de recherche dans l'acier "vert".
Kevin Dechmann de l'OGBL veut également savoir pour quelles raisons l’État luxembourgeois souhaite céder ses parts et ce que cela signifie pour le site luxembourgeois dont les emplois sont sécurisés jusqu'à fin 2023, mais que va-t-il se passer après cette échéance?
Le groupe allemand SMS, également frappé de plein fouet par la crise, est en pleine restructuration. "Un mot que les syndicats ont du mal à mettre en relation avec quelque chose de positif. Généralement, quand on entend parler d'une restructuration on se demande automatiquement ce que va devenir mon job".
Les syndicats cherchent à présent le dialogue avec les différents responsables afin d'obtenir plus de détails sur cette éventuelle transaction. Ils souhaitent une entrevue avec les ministres compétents.
Le groupe allemand SMS est propriétaire majoritaire de Paul Wurth depuis 2012. L’État luxembourgeois avait acquis des parts de capital dans plusieurs sociétés sidérurgiques pendant la crise financière de 2008.