
La société Avrox qui a vendu les masques en étoffe au gouvernement fédéral belge en juin, avait déjà suscité une polémique à l'époque car elle était suspectée d'être une "société boîte aux lettres". Aujourd'hui, ces masques sont de retour dans l'actualité, car ils pourraient être nocifs pour la santé.
Le tissu, à partir duquel ils sont fabriqués, contient des nanoparticules d’argent et de dioxyde de titane, qui, une fois inhalées, pourraient s'avérer nocives pour les voies respiratoires. C'est ce qui ressort d'un rapport confidentiel de l'Institut belge de santé publique.
Ces nanoparticules, censées avoir des effets antibactériens, peuvent se révéler particulièrement nocives pour les personnes présentant déjà des problèmes respiratoires.
L’Institut belge de santé publique n'a pas souhaité réagir face caméra à ces révélations de la chaîne de télévision publique belge, la RTBF, mais a précisé dans un communiqué que l'étude n'était pas encore publique et qu'il ne s'agissait que de premiers résultats parcellaires. Il n'aurait pas encore été possible de déterminer si ces nanoparticules étaient effectivement libérées des masques.
La société Avrox, qui a fourni ces masques à la Belgique, a son siège social au Luxembourg, mais ces derniers sont fabriqués en Asie.
Les autorités belges disposent encore d'un stock de 3,5 millions de pièces de ces masques controversés.