Éducation et logementLa section jeunesse du DP critique sur certains points la politique gouvernementale

Marc Hoscheid
adapté pour RTL Infos
Les critiques portent avant tout sur des dossiers relevant de la responsabilité de leur parti, le DP, et plus particulièrement du ministre Claude Meisch.
© Marc Hoscheid

Que ce soit en matière d'enseignement, de relance du marché du logement ou de protection contre les fortes chaleurs, il reste encore au gouvernement luxembourgeois une marge de progression dans tous ces domaines. Cette critique n'est pas nouvelle, mais cette fois-ci, elle n'est pas exprimée par un parti d'opposition, mais par la section jeunesse du DP.

Trois communiqués en trois semaines : la Jeunesse Démocrate et Libérale du Luxembourg (JDL) profite de la pause estivale, et même de la période qui l'a précédée, pour faire entendre ses messages. Parmi les points critiqués par la relève du DP figure le fait que, dans l'enseignement secondaire général, les élèves des classes de 7e et de 6e peuvent désormais difficilement redoubler. Selon le président de la JDL, Lou Linster, cela entraîne surtout un problème :

"Les lacunes accumulées en 7e et en 6e réapparaissent d'autant plus fortement en 5e. Les élèves disposent alors de moins d'options et sont souvent orientés vers les métiers manuels. À nos yeux, cela constitue une dévalorisation de l'artisanat, alors que celui-ci devrait être une voie de formation à part entière, sur un pied d'égalité avec les autres, et non la solution vers laquelle on se tourne lorsqu'on n'est plus admis ailleurs."

Selon la JDL, de nombreux élèves seraient en réalité capables de fournir de meilleurs résultats. Toutefois, sachant qu'il leur suffit de faire le minimum pour passer dans la classe supérieure, ils ne feraient pas les efforts supplémentaires nécessaires.

Lors de son congrès à la mi-juillet, la JDL a ciblé la politique du logement. Selon elle, de nouvelles impulsions sont nécessaires afin de rendre les investissements privés dans le marché du logement plus attractifs. L'État, les communes et les promoteurs publics ne pourront pas, à eux seuls, résoudre la crise du logement. Les mesures récemment présentées comme un "booster" pour la construction de logements vont certes dans la bonne direction, mais des incitations fiscales ne suffiront pas à elles seules ; il faudra également agir sur d'autres leviers.

"Par exemple, dans le cadre de la vente en l'état futur d'achèvement (VEFA), avec la garantie d'achèvement, ce sont encore des chantiers à attaquer. Il faut rétablir la confiance dans l'ensemble du marché de la VEFA, afin que les gens osent à nouveau acheter un bien sur plan sans craindre que le promoteur fasse faillite en cours de route et qu'ils se retrouvent ensuite à devoir engager pendant des années des procédures judiciaires avant que leur logement ne soit achevé. Ce sont des défis auxquels il faut encore s'attaquer."

À la lumière de la récente canicule, l'État et les communes devraient par ailleurs montrer l'exemple et rendre les bâtiments publics plus résistants aux températures élevées. Cela concerne en priorité les maisons de retraite et les écoles, y compris à court terme et, si nécessaire, avec l'installation de systèmes de climatisation.

Les critiques formulées par la JDL concernent en premier lieu des domaines de compétences relevant de ministres DP. À la question de savoir si l'organisation estime être suffisamment écoutée, voici la réponse apportée :

"D'une manière générale, tout ce que propose la section jeunesse d'un parti n'est pas forcément mis en œuvre. Par exemple, nous aurions souhaité la création d'un super-ministère du logement. Cette proposition figurait dans notre programme électoral. L'idée était de regrouper l'Intérieur, le Logement et l'Environnement au sein d'un même ministère. Un tel ministère aurait disposé de pouvoirs beaucoup plus importants pour résoudre la crise du logement que lorsqu'il s'agit de trois ministères distincts. Cela n'a pas été réalisé, mais les prochaines élections auront lieu dans deux ans, les portefeuilles ministériels seront à nouveau répartis et nous continuons à penser que cette proposition reste pertinente."

Même si le ministre du Logement et de l'Éducation, Claude Meisch, se voit ainsi confier plusieurs devoirs par la JDL, l'organisation ne considère pas qu'il est dépassé par la gestion de ces deux grands ministères. Claude Meisch dispose, selon elle, d'une longue expérience et des compétences nécessaires pour assumer cette responsabilité.

Lou Linster souligne également que la JDL ne cherche pas systématiquement à régler tous les dossiers en interne avant de prendre position. Il est important d'attirer l'attention sur certains problèmes et, pour cela, il est parfois nécessaire de s'exprimer publiquement.

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