
Le Mouvement écologique et les jeunes agriculteurs du Luxembourg sont d'avis qu'il s'agit d'un imposant marché qui aurait pu permettre aux fermiers luxembourgeois de miser sur une agriculture plus durable.
Le projet de loi qui prévoit de transformer et de reformer Restopolis en une administration ne contient pas les conditions nécessaires afin d'arriver à cette collaboration: "une opportunité ratée" selon le Mouvement écologique et les jeunes agriculteurs.
La définition du mot "régional" n'est pas assez précise selon les deux organisations qui pensent que Restopolis a trop de libertés dans ses décisions en tant qu'administration. Le but d'une nourriture régionale est également d'offrir des alternatives végétariennes et véganes et de travailler avec des produits biologiques. Ces éléments devraient être obligatoirement ancrés dans le projet de loi et ne pas dépendre d'une administration.
Cela permettrait aux jeunes agriculteurs de planifier un peu plus en investissant davantage afin de pouvoir proposer ces produits: "les agriculteurs seraient tout à fait prêts à accepter cela", lance Luc Emering, président de Landjugend a Jongbaueren, "grâce au grand marché des cantines scolaires, le secteur connaîtrait les bienfaits d'une agriculture plus durable. Mais ce choix devrait d'abord être ancré obligatoirement et de manière détaillée dans la loi".
Pour Blanche Weber du Mouvement Écologique, cela représenterait clairement une situation de "win-win" (où chaque partie est gagnante, NDLR) si l'objectif d'une nourriture scolaire plus durable est ancrée dans la loi par le gouvernement. Les enfants et les jeunes auraient des menus de meilleure qualité, les fermiers plus de sécurité sur le long terme et le gouvernement la garantie que ses objectifs seront atteints.