Au LuxembourgLa psychothérapie bientôt remboursée par la sécurité sociale?

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Deux entrevues entre la Fédération des associations représentant des psychothérapeutes du Luxembourg (Fapsylux) et la CNS ont déjà été organisées depuis le début de l'année.
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Le remboursement des psychothérapies est au cœur des négociations, certains accords auraient déjà été trouvés malgré une situation encore bloquée. Les points qui fâchent sont les mêmes que lors des négociations de 2018.

Une des revendications de Fapsylux est le remboursement en bloc de trois séances chez les psychothérapeute, car ce temps est nécessaire au professionnel afin d'établir un diagnostic correct ainsi qu'une relation de confiance avec le client. De plus, une prescription médicale du médecin de famille ne devrait plus être nécessaire pour obtenir un rendez-vous chez un psychothérapeute. Un autre point de divergence entre les deux parties concerne l'âge des patients dont lequel le remboursement ne devrait plus dépendre.

De son côté, la Caisse nationale de santé (CNS) se dit prête à avancer et explique qu'il faudrait rapidement trouver une solution: "cela doit absolument se faire encore cette année", selon son président Christian Oberlé. Si nécessaire, les validations pourront se faire en deux étapes, comme pour la première demande de Fapsylux avec le remboursement des trois séances: "d'abord le client peut obtenir une ou deux séances en guise d'introduction et puis il verra s'il veut continuer, avant l'étape du bilan, afin de voir la suite du traitement, avec ou sans intervention d'un spécialiste".

L'abolition de la prescription médicale pour les séances de psychothérapie serait une nouvelle aventure pour la CNS qui propose un projet pilote sur deux ans. En ce qui concerne le remboursement indépendamment de l'âge des patients, la CNS souhaite d'abord se concentrer sur une population dont l'âge se situe entre 18 et 60 ans, ce qui pourrait encore changer à l'avenir.

Une solution doit être trouvée rapidement, les responsables des deux côtés de la table des négociations en sont bien conscients, surtout avec l'impact psychologique de la pandémie où un nombre grandissant de citoyens a réellement besoin d'aide et de soutien. Le coût d'une thérapie se chiffre environ à 3.200 euros, selon une étude allemande de 2011. Les coûts que la société pourrait économiser grâce à une thérapie, qui permettrait par exemple au patient de continuer son travail ou ses études et de vivre sa vie normalement, s’élèveraient à 10.425 euros en moyenne.

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