
Le texte de loi a été présenté mercredi par la ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, en Commission parlementaire. Le projet, déjà très bien accueilli par le public, propose également quelques nouveautés sur les cinq prochaines années.
Les ambitions du Plan national d’énergie et de climat sont conséquentes: les autorités veulent atteindre 3% de rénovations par an, mais le pays en est encore loin. La prime “House” va donc être adaptée, élargie et augmentée. Tous les matériaux d’isolation sont déjà subventionnés, mais les matières écologiques bénéficieront à l’avenir d’une hausse de ces aides.
“Les propriétaires avec des revenus plus modestes pourront bénéficier d’un supplément pouvant aller jusqu’à 40% de la prime “House” pour l’assainissement énergétique de leur logement”, assure le ministère du Logement. En outre, la subvention de loyer sera augmentée pour les locataires du marché privé.
Une simplification administrative est également prévue dans ce domaine, il ne sera dorénavant plus obligatoire de rénover l’entièreté d’un logement, le propriétaire pourra choisir de seulement remettre en état une partie de la maison comme les fenêtres ou le toit.
“Cela devrait motiver plus de monde, car une rénovation complète coûte beaucoup plus cher”, souligne Semiray Ahmedova, rapporteuse du projet de loi qui précise que l’on pourra également se rendre auprès d’un artisan certifié pour obtenir des conseils sur les subventions disponibles.
Le député Paul Galles, en charge des questions énergétiques et climatiques au CSV, a quand même émis certains doutes car les services seraient toujours débordés par les demandes. Il déplore que les demandeurs ne perdent courage en cours de route suite aux attentes interminables et aux nombreuses démarches. Il craint que cette simplification administrative n’ait pas été réfléchie jusqu’au bout.
Environ 9.000 personnes ont demandé des renseignements auprès de l’agence Klima (anciennement MyEnergy, NDLR), deux fois plus qu’il y a quatre ans. Une simplification ainsi qu’une digitalisation des procédures seraient encore tout à fait possibles, selon les responsables de l’agence. Depuis 2017, ces subsides ont coûté 73,2 millions d’euros à l’État.