
La guerre est arrivée dans toutes les écoles. Claude Heiser, directeur de l'Athénée: "Quand vous travaillez avec des élèves, vous en avez de tous les âges, de tous caractères.C'est pourquoi il est important de considérer d'abord vraiment les questions des élèves."Il serait important pour le personnel enseignant d'apporter de la sécurité aux enfants et aux adolescents et de les informer au mieux. Et cela notamment parce qu'un certain nombre d'élèves et de camarades de classe et leurs familles sont touchés - directement ou indirectement - par la guerre.
Sam Biewer, lycéen de 3ième G: "On y est constamment confronté, quand on est sur les médias sociaux. On y voit des photos de gens qui ont été blessés, de villes détruites, etc."
Lena Kelsen, lycéenne de 3ième G: "Nous parlons de la situation actuelle dans toutes les branches. En économie, nous discutons de l'impact économique de la guerre, par exemple des taxes ou des prix de l'essence qui augmentent. En géographie, nous parlons plutôt de l'évolution de la guerre et de l'OTAN et des frontières de l'Union européenne."
C'est dans ce contexte que la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a rencontré mardi une soixantaine d'élèves de l'Athénée et a répondu à leurs questions.
L'Union européenne est-elle prête à accueillir les très nombreux réfugiés ukrainiens? Quel rôle joue la dépendance au pétrole et au gaz russes dans le conflit en Ukraine?
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen: "Pour chaque blindé détruit dans cette guerre, nous payons de quoi permettre à la Russie d'en construire quatre nouveaux. Est-ce notre faute ou la leur? Nous nous y sommes mis tardivement et nous avions été prévenus. Nous aurions dû planifier beaucoup plus tôt la transition vers la sortie du gaz russe."
Il y avait beaucoup de questions, qui ont surgi cette semaine, et comme d'habitude, trop peu de temps pour répondre à toutes. A l'étranger, ministères de la Culture et syndicats d'enseignants demandent un aménagement des horaires dans les lycées.
Claude Heiser, directeur de l'Athénée: "Mais je pense aussi que, pour la plupart, nous avons la capacité dans les écoles de traiter cela nous-mêmes. Prenons par exemple un lycée au Luxembourg, qui a les professeurs d'histoire qui ont les connaissances pour traiter ce sujet. D'un autre côté, si la décision, que le sujet doit être traité, devait venir "d'en haut", il faudrait que les institutions fournissent les connaissances de base nécessaires."
Quoi qu'il en soit, la guerre en Ukraine ne disparaîtra pas de sitôt des programmes scolaires.
Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL: