
Le président du Syndicat National de la police grand-ducale Luxembourg (SNPGL), Pascal Ricquier reproche entre autres au ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, d'avoir divulgué de faux chiffres, notamment en ce qui concerne le nombre de personnes impliquées sur le terrain.
Alors qu'aucun chiffre n'est communiqué par le ministère, le syndicat a réalisé son propre comptage, chiffres que le syndicat n'a récemment plus eu le droit de communiquer. Les membres du SNPGL se demandent pourquoi, si les chiffres du ministère sont corrects, ils ne sont pas publiés de manière transparente ? La question de savoir s'il y a effectivement 85 policiers qui travaillent sur trois postes pour le quartier gare à Luxembourg-Ville ou pas, reste en suspens.

En ce qui concerne la société privée de sécurité déployée dans le quartier de la gare à Luxembourg-Ville, le président du syndicat déplore une situation qui n'avance pas et que les différents acteurs tournent en rond.
Il explique que les agents privés n'ont pas les moyens d'intervenir et qu'en cas d'urgence, c'est la police qui est appelée en renfort, ce qui ramène la situation à son problème initial: le manque de personnel et de temps du côté de la police pour s'occuper de ces affaires: "La Police a tout simplement trop de tâches par rapport au personnel dont elle dispose".
Pascal Ricquier est d'avis que le problème ne sera pas résolu tant que certaines tâches ne seront pas cédées. "Seul le recrutement ne va pas apporter une solution miracle", estime le président du SNPGL.
Afin de lutter contre cette situation de sous-effectif, le SNPGL propose que le transport de détenus soit effectué par les gardiens de prison (ce qui libèrerait entre 60 et 80 policiers) ou que certaines tâches soient prises en charge par les agents municipaux "qui pourraient donner un gros coup de main à la police", glisse Pascal Ricquier.
Quand les PV distribués en ville ne sont pas payés (et c'est toujours plus le cas selon Ricquier) ou les PV de radar, ce sont des policiers qui sont mobilisés pendant des heures. Il verrait bien attribuer ce suivi aux agents municipaux. Il en a parlé il y a peu à Lydie Polfer, bourgmestre de Luxembourg, et "elle a confirmé" sa position en faveur de ce transfert de compétence.