
La fumée et l’odeur de brûlé se sont dissipées. Les niveaux de pollution dans l’air ont également nettement diminué.
La qualité de l’air avait été particulièrement mauvaise par moments, avec des dépassements de certains seuils. Mais la pluie et le vent ont depuis considérablement amélioré la situation au Luxembourg, confirment les autorités compétentes.
Alors que l’indice de qualité de l’air était encore classé comme "mauvais" il y a deux jours, il oscille désormais entre "bon" et "très bon", selon les régions et les stations de mesure.
Les principaux problèmes concernaient les concentrations élevées de particules fines, notamment les PM10 et PM2,5. En raison de leur très petite taille, ces particules peuvent pénétrer plus facilement et plus profondément dans les poumons, explique Michel Neumann, de l’Administration de l’environnement.
Elles peuvent également transporter d’autres polluants, notamment des polluants gazeux ou des métaux lourds. Lorsque ceux-ci se fixent sur les particules et sont transportés par le vent, ils peuvent parcourir de plus grandes distances et pénétrer ainsi dans l’organisme, avec des conséquences potentiellement nocives.
Les précipitations enregistrées ces deux derniers jours au Luxembourg ont toutefois déjà contribué à améliorer la situation. La pluie permet en quelque sorte de "laver" une partie des polluants présents dans l’atmosphère.
Il faudra néanmoins surveiller l’évolution de la qualité de l’air au cours des prochains jours. Celle-ci dépendra notamment des émissions de polluants, mais aussi du vent et des précipitations.
Car les importants incendies dans les Hautes Fagnes ne sont toujours pas maîtrisés. Etienne Ehmann, du service de protection sanitaire de la Direction de la santé, recommande donc de rester prudent, même si aucune menace aiguë ne se pose actuellement.
Les autorités ne souhaitent notamment pas retirer trop rapidement leurs recommandations, au risque de devoir les réintroduire quelques heures plus tard si la situation se dégrade à nouveau.
Il n’existe par ailleurs aucune recommandation générale de porter un masque. Les personnes vulnérables peuvent toutefois en utiliser un si elles ressentent une gêne, explique Etienne Ehmann.
Cela concerne notamment les personnes de plus de 65 ans, les femmes enceintes et les personnes souffrant de problèmes cardiorespiratoires. Dans ce cas, il est recommandé d’utiliser un masque FFP2, les autres types de masques ne filtrant pas suffisamment les particules contre lesquelles les personnes cherchent à se protéger.
En été, les concentrations élevées d’ozone peuvent également provoquer des irritations de la gorge et des yeux. Mais aucune alerte n’a été déclenchée jusqu’à présent cet été au Luxembourg et aucune limitation de vitesse n’a été instaurée sur les autoroutes en raison de concentrations excessives d’ozone.
Cela peut paraître surprenant compte tenu des températures élevées et de la sécheresse. Les niveaux d’ozone ont certes été élevés, précise Michel Neumann, mais ils n’ont jamais dépassé le seuil d’alerte.
Cette situation s’explique notamment par le fait que le parc automobile est aujourd’hui nettement plus moderne et émet moins de polluants.
Une alerte est déclenchée lorsque la concentration d’ozone dépasse 180 microgrammes par mètre cube.