Procès de deux homicides en 2016La personnalité des accusés passée au crible

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Deuxième jour du procès de deux hommes poursuivis pour deux homicides en novembre 2016: les juges se sont penchés sur la personnalité des prévenus.
© AFP

Un psychiatre a parlé de parallèles entre les deux hommes. Il n'a diagnostiqué aucune maladie psychiatrique ni chez l'un ni chez l'autre, mais bien un manque d'empathie. Les deux ont aussi consommé un temps des stupéfiants. L'expert a toutefois fait une différence au niveau d'un pronostic pour l'avenir.

En ce qui concerne le principal accusé, âgé de 36 ans, ses perspectives d'avenir sont moins bonnes, parce que s'il devait sortir de prison, il risquerait, comme l'a précisé un psychologue, de retomber plutôt rapidement dans la consommation de drogues. Pour l'autre accusé, âgé de 24 ans, le pronostic serait en revanche bon, notamment parce qu'il est devenu père entretemps.

Le plus jeune aurait admiré l'aîné parce que ce dernier possédait des voitures et des armes. Il semble aussi s'en être relativement bien sorti avec le premier homicide, parce qu'il était resté calme après. Il ne s'est d'ailleurs pas reconnu dans le portrait du psychiatre.

Faible inhibition

Le plus âgé des accusés, qui possédait des armes d'une valeur de 50.000 euros, avait été accro, au départ à un médicament, et ensuite à la cocaïne et aux stéroïdes. Le psychiatre n'a pas remarqué chez lui de retard mental, dont avait pourtant parlé sa mère, mais bien une anomalie mentale, une agressivité certaine et une faible inhibition.

Auparavant, un psychologue était allé dans la même direction. Le plus jeune accusé avait été, selon ses propres dires, entraîné par l'autre prévenu dans une affaire dans laquelle il n'avait rien à voir. Il le craignait, le tenait pour fou et il était légèrement influençable en cas de consommation de stupéfiants.

Tensions évidentes entre les deux prévenus

Le principal accusé était impulsif, en cas de crise, il était incontrôlable, il n'était pas capable de résoudre des conflits d'une manière réaliste et son humeur pouvait brusquement changer. Le psychologue a encore décrit cet homme comme égocentrique, mégalomane et moralement immature. Au cours de la séance, les tensions étaient évidentes entre les deux hommes.

Le procès se poursuivra jeudi après-midi.

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