
La réforme du congé parental, la réforme du RMG, qui a été rebaptisé Revis ou encore les changements dans les allocations: ce sont les mesures principales présentées par la ministre de la Famille Corinne Cahen (DP) dans sa réponse à la question parlementaire du député Paul Galles (CSV).
Il s'agit de mesures qui doivent aider les ménages en situation financière précaire, pour la plupart des familles monoparentales; des mamans ou des papas qui doivent subvenir seuls aux besoins de leurs enfants.
Le nouveau congé parental garantit ainsi une indépendance des deux parents qui ne doivent pas sacrifier leur carrière professionnelle respective. Grâce au nouveau Revis (revenu d'inclusion sociale), et contrairement à l'ancien RMG, le bénéficiaire peut continuer d'exercer une activité. L'allocation "vie chère" a été transformée pour que 2.000 ménages supplémentaires puissent en profiter, sans oublier les 20 heures hebdomadaires de garde d'enfants de moins de quatre ans gratuites.
Ce sont, en résumé, les mesures du précédent gouvernement pour combattre la pauvreté et faire reculer le seuil de pauvreté au Luxembourg. Des mesures qui ne sont pas encore prises en considération par les analyses citées par le député puisqu'elles se basent sur des chiffres de 2017, explique la ministre de la Famille. Corinne Cahen semble s'attendre à un résultat clairement positif de ces mesures.
D'autres éléments dans les efforts du gouvernement prévoient la généralisation de l'imposition individuelle et des mesures dans le domaine du logement.
Les personnes gagnant moins de 60% du revenu médian se trouvent sous le seuil de pauvreté. Ce chiffre est obtenu en classant chaque personne du plus bas au plus haut salaire et en partageant ensuite la population considérée en deux groupes comptant le même effectif (égaux en nombre). Le salaire médian est égal au salaire où l'on coupe le groupe en deux parties égales. Le seuil de pauvreté est donc purement monétaire et doit être considéré comme un risque, pas comme de la pauvreté.
Corinne Cahen cite d'autres indicateurs comme le budget de référence qui offre une vue plus globale de la situation mais aussi le "taux de privation matérielle sévère". D'après Eurostat, ce taux est de 1,2% au Luxembourg, un des plus bas dans l'Union européenne et dans le monde, mais ici aussi, il s'agit de chiffres datant de 2017.