Affaire Traversini"La ministre aurait dû clôturer le chantier et dénoncer les faits"

RTL Infos
Il s'agit de la conclusion de l'avis juridique qui circule actuellement dans les rangs de l'opposition à la Chambre des députés.

"Comme les travaux controversés ont été effectués sur une parcelle située dans la réserve naturelle "Prënzebierg", ils n'auraient pas dû être autorisés dès le départ. Une régularisation par la suite n'était donc pas possible. (...) La ministre aurait dû clôturer le chantier et dénoncer les faits au parquet."

La conclusion de l'avis juridique dans l'affaire Traversini à Differdange fait parler d'elle, surtout dans les rangs de l'opposition à la Chambre des députés. Plusieurs juristes ont travaillé sur le texte que RTL a réussi à se procurer.

L’abri de jardin se situe sur une parcelle sur laquelle "toute construction incorporée au sol ou non est interdite", selon le règlement grand-ducal de 1991 concernant la réserve naturelle "Prënzebierg". L'autorisation délivrée par la ministre de l'Environnement Carole Dieschbourg le 12 août dernier va à l'encontre de ce texte. Des constructions réalisées dans une zone protégée représentent une infraction à la loi.

Carole Dieschbourg aurait également dû se procurer toutes les informations concernant la conception du projet ainsi qu'un extrait du cadastre de moins de trois mois. Sans ces pièces, le dossier aurait dû être renvoyé à Roberto Traversini sans être traité par les services de la ministre. Toujours selon l'avis, grâce à ces documents, ils se seraient rendu compte que la parcelle se trouve dans une réserve naturelle.

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