
Plusieurs sources ont confirmé la nouvelle à RTL. Les docteurs sont appelés à s'inscrire à une des trois lignes de garde, afin de faire savoir aux autorités s'ils souhaitent travailler dans un centre de soins avancés (CSA), en téléconsultation ou dans une maison de repos. Depuis une semaine, ils déplorent un silence radio de la part des autorités.
Dans le premier groupe destiné aux CSA, seule la disponibilité des inscrits a été demandée mais aucun plan de travail n'aurait été produit. Pour le troisième groupe, qui s'occupe des maisons de repos, les inscrits auraient été sollicités selon les plans de garde des différentes structures avant un arrêt total de la communication avec les docteurs. Les généralistes, qui sont sur le front, ne savent donc pas comment ils ont été répartis sur les différents créneaux ni quand ces lignes de garde vont commencer à fonctionner.
Un docteur résume la situation: "on m'a demandé hier après-midi si je pouvais travailler ce matin à 8h dans un CSA. Mais je savais pas si je pouvais puisque je n'ai pas été mis au courant de la ligne de garde dans laquelle j'ai été inscrit". En parallèle, les téléphones des cabinets seraient également surchargés. Des patients sérieusement atteints refusent de se faire examiner physiquement et exigent une consultation téléphonique afin d'éviter une contamination. Mais cette situation ne peut pas continuer:
"Les dégâts collatéraux pourraient être plus élevés que les conséquences directes provoquées par le Covid-19", selon un autre généraliste.
Une auscultation du patient afin de récolter toutes les données médicales importantes comme le pouls, l'électrocardiographie, l'écoute du cœur ou des poumons ne peut pas être réalisée par téléphone. Mais de nombreuses personnes refusent de se rendre dans un des quatre CSA ou dans un cabinet par peur de se faire contaminer. L'introduction des lignes de garde est donc importante pour les médecins afin qu'ils puissent s'organiser en conséquence mais la situation est actuellement au ralenti à cause du manque d'information.
Les généralistes se demandent où reste la communication avec les personnes sur le terrain. Même après plusieurs demandes, leurs interrogations n'ont pas été éclairées. Certains docteurs s'inquiètent surtout avant le long week-end de Pâques.