LuxembourgLa Fedil met en garde contre une réduction du temps de travail

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Tantôt défendue tantôt repoussée, la possibilité de réduire le temps de travail au Luxembourg ne plaît pas à la Fedil.
© Jon Tyson / Unsplash

Faut-il réduire le temps de travail hebdomadaire au Luxembourg? Après le succès de la pétition réclamant le passage aux 35h, l'idée fait son chemin et agite. Pour les artisans et les industriels, les conditions actuelles du marché de l'emploi ne permettent pas un tel changement.

L'idée est "déphasée par rapport aux réalités du fonctionnement du marché de l’emploi", selon Michèle Detaille, présidente de la FEDIL, citée dans un communiqué de la Fédération publié mardi. "Confrontés à ce problème de disponibilité qui s’étend bien au-delà du seul secteur privé et qui risque de se traduire en vrai problème sociétal, les représentants d’entreprises sont effrayés par les tentatives politiques de jeter de la poudre aux yeux de l’électeur avec l’idée d’une baisse généralisée du temps de travail" ajoute-t-elle.

De telles réflexions effrayeraient les entreprises en cette période où la main d'œuvre qualifiée manquerait dans tous les secteurs.

C'est pour cette raison que le conseil d'administration de la Fedil est favorable à une "étude sérieuse et approfondie de tous les éléments influençant la disponibilité de main-d’œuvre et susceptibles d’entraver le bon fonctionnement de nos entreprises, soucieuses de répondre convenablement à la demande de leurs clients," comme il l'est mentionné dans le communiqué.

Dans les rues de Luxembourg, c'est plutôt avec enthousiasme qu'on accueille cette idée:

Les 35h, une bonne idée? "Surtout pour les salariés!"
La semaine de travail de 35 heures va faire l'objet d'un débat à la Chambre au Luxembourg. Un débat qui a déjà commencé dans les rues de la capitale.

UNE PÉRIODE DE CRISE

La Fedil est également préoccupée par les hausses de prix importées dans tous les secteurs, qui seraient loin d'être terminées et qui mèneraient encore davantage à une inflation généralisée. Il est question d'un "cercle vicieux" et d'une "spirale prix-salaires".

Les plans de délestage du gouvernement en cas de pénurie de gaz naturel inquiètent aussi la Fedil. Ils prévoient en effet l'interruption des livraisons de gaz à certaines industries. De telles coupures d'approvisionnement entraîneraient des interruptions de production massives, qui auraient un impact négatif au-delà des secteurs concernés. "Il faut être conscient qu’elles rajouteraient aux pénuries et flambées de prix que nous subissons déjà aujourd’hui," explique René Winkin, directeur de la FEDIL, dans le communiqué.

La Fedil rappelle que ces trois problématiques sont très préoccupantes pour un grand nombre de ses membres.

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