
La FLPS, la Fédération luxembourgeoise des pêcheurs sportifs, parle d'une catastrophe environnementale et de la mort d'un nombre considérable de poissons dans l'Attert sur plusieurs kilomètres le long de la frontière belge.
L'incident survenu la semaine dernière avait amené l'Administration de la gestion de l'eau à faire des prélèvements d'eau et de terre.
La section écologique de la FLPS parle de drame quand des cours d'eau avec un débit limité sont touchés par des pollutions, comme cela a été le cas pour l'Attert.
La Fédération exige non seulement qu'une enquête soit ouverte, mais aussi d'en tirer les conséquences afin d'empêcher de telles pollutions.
Elle demande aussi l'indemnisation des locataires de lots de pêches qui ont été préjudiciés.
La FLPS revendique encore l'interdiction du déversement de purin dans le bassin versant direct de l'Attert, afin de permettre la récupération biologique du ruisseau frontalier.
L'Attert, long de 38 kilomètres, prend sa source en Belgique, mais coule en majeure partie sur le territoire luxembourgeois, avant d'aller se jeter dans l'Alzette.
La pollution de l'Attert sera également abordée mardi à la Chambre, par le député DP Gusty Graas, lors des questions au gouvernement.
La ministre de l'Environnement, Carole Dieschbourg lui répondra directement et fournira des précisions sur l'état d'avancement de l'enquête de l'Administration de l'Environnement et de l'Administration de la gestion de l'eau.