
Les enfants et les jeunes sont actuellement confrontés à des défis de taille avec les conséquences de la pandémie de coronavirus. Comment réagir face à la fermeture des écoles, quand on ne peut plus voir ses grands-parents ou ses amis?
Mathilde Alves est ambassadrice des jeunes auprès de l'UNICEF et elle sait ce qu'il se passe dans leur tête en ce moment:
"Je pense que la crise sanitaire a démotivé de nombreux jeunes. L'absence de contacts sociaux ne les encourage pas à aller à l'école puisque normalement, c'est là que l'on voit ses amis. Mais cet aspect de la scolarité n'existe plus. Ils ont également accumulé d'importantes lacunes et cette année ils ont réellement peur de ne pas arriver à suivre après avoir raté toute une partie de la matière."
La pression qu'ils ressentent de potentiellement pouvoir contaminer des personnes vulnérables n'est pas non plus facile à vivre pour la jeune génération qui est bien consciente qu'elle fait partie de la solution. Mathilde Alves souhaite que la société prenne conscience que les jeunes doivent se priver de tout un tas de choses et qu'ils traversent également une période difficile.
Le fait de ne pas pouvoir planifier de projets, comme par exemple après l'école, peut déclencher des insécurités auprès des ados. Ne pas savoir quand le monde tournera à nouveau normalement peut être facteur de peur chez les plus jeunes.