
Le ministère de l'Environnement a réagi ce mercredi au reportage de RTL de mardi sur la chasse. Dans le cadre d'une battue à l'est du Luxembourg, le propriétaire de chasse avait déclaré que les politiques étaient responsables de la surpopulation de sangliers, notamment parce qu'il est interdit de chasser la nuit à partir de l'affût perché, mais aussi parce que l'État n'organise aucune chasse au Haff Réimech, une réserve naturelle, et que les sangliers se propagent donc dans toute la région. Le ministère a déclaré dans sa réponse qu'avec la nouvelle ministre ils sont en dialogue permanent avec la fédération des chasseurs, indiquant ainsi une certaine ouverture.
Néanmoins, les chasseurs et le ministère sont sur la même longueur d'onde sur plus d'un point, notamment concernant la nécessité d'une chasse en battue.
Claude Origer, conseiller au ministère de l'Environnement et responsable de la chasse, déclare qu'ils préfèrent parler de chasse en battue. Il affirme que celles-ci sont bien sûr autorisées et absolument nécessaires pour garantir les plans de tir. 80% des sangliers seraient abattus lors de chasses en battue. Mais pour le ministère, le bien-être de l'animal est au premier plan, ont-ils assuré, et il est important pour eux de minimiser le plus possible les blessures des animaux. Ils vont tâcher de réaliser tout cela ensemble avec les chasseurs.
Le conseiller au ministère de l'Environnement Claude Origer ajoute que le fait que la chasse de nuit aide à baisser la population de sangliers est indiscutable, mais le sujet serait controversé parmi les chasseurs eux-mêmes. Claude Origer précise qu'il n'est pas prévu d'ouvrir la chasse toute la nuit, mais la ministre voudra sans doute autoriser un appareil de vision nocturne pendant les heures autorisées par la loi afin d'augmenter la sécurité ainsi que la précision des tirs pour minimiser les blessures sur les animaux.
Au Haff Réimech, l'État n'organise pas de chasse. Par moment, il y aurait là aussi trop de sangliers, nous a-t-on confirmé, ce qui constitue un danger pour la biodiversité. Mais il est très compliqué d'y chasser, selon le ministère de l'Environnement. Eux aussi, veulent réduire la population de cochons. "Nous assumons ici notre responsabilité en tant qu'État", indiquent-ils mercredi. L'Administration cherche des options et des études sont en cours.
Les chasseurs demandent au ministère de l'Environnement et à l'Administration de la nature et des forêts des plans de tir adaptés et des périodes de chasse prolongées.
Pour le moment, les battues ne sont ouvertes que pour les sangliers. "Un type de chasse qui serait absolument nécessaire pour maîtriser la population", selon les chasseurs.
La chasse de sangliers à partir de l'affût perché est ouverte jusqu'à six semaines au printemps et ce jusqu'à une heure après le coucher du soleil. Les tirs peuvent reprendre une heure avant le lever du soleil. Les chasseurs affirment cependant que ces moyens ne suffisent pas, étant donné que les sangliers sont de sortie plutôt la nuit, et demandent donc plus de temps à l'Administration de la nature et de la forêt.
La famille de Robert Frank possède déjà depuis longtemps des parcelles de chasse à l'est du pays. Les plans de tir, c-à-d ce qui doit être chassé selon l'Administration, sont presque impossibles à réaliser, déplorent les chasseurs.