
C'est seulement ainsi que pourra être garantie la survie des PME et surtout des secteurs du commerce et de l'Horesca dans la crise sanitaire actuelle. Des réponses sectorielles sont indispensables pour rencontrer les besoins spécifiques des entreprises, qui sont fonction de la durée de l'interruption de l'activité économique. Les aides financières actuelles ne suffiront pas.
Entre le 8 et le 15 avril, soit près d'un mois après le début de l'état de crise, la Chambre de Commerce, en collaboration avec l'ABBL, la Confédération du commerce, l'Horesca, la FEDIL et l'ACA, a mené une enquête auprès des entreprises, afin de voir comment celles-ci vivent la crise et de déterminer ce dont elles ont besoin pour la période du déconfinement. Près de 2.600 ont répondu.
Actuellement, les secteurs de l'Horesca et du commerce, à l'exception des commerces de première nécessité, sont au plus mal. Les entreprises en général sont très inquiètes pour leur avenir, parce qu'elles ne savent pas précisément où elles en sont et parce qu'elles ne se sentent que moyennement informées sur les aides financières.
Parmi les entreprises qui ont participé à l'enquête, 58,5% ont pour l'instant complètement arrêté leur activité à cause de la pandémie, la majorité sur décision du gouvernement. Le problème majeur des entreprises qui peuvent continuer à travailler, est de parvenir à tout faire avec un nombre réduit de collaborateurs. Plus de la moitié ont réduit leurs effectifs de 40%. La majorité d'entre eux restent à la maison à cause du congé pour raisons familiales.
Le confinement a eu un fort impact sur les liquidités des entreprises. Plus de 40% des entreprises, qui ont répondu à l'enquête, ont perdu au moins la moitié de leur chiffre d'affaire. 27% n'ont plus aucune réserve depuis le 15 avril. 72% des cafés, restaurants et hôtels en seront au même point le 1er mai. Tous les secteurs ont besoin de liquidités. Et cela bien que de nombreuses entreprises aient recours au chômage partiel et aux autres aides publiques.
Le télétravail est très variable d'un secteur à l'autre.
Près d'un quart des entreprises ont réussi à fonctionner à 100% en home office, comme le montre l'enquête. C'est particulièrement vrai pour le secteur financier, celui des assurances et celui de l'informatique et de la communication. A l'opposé, il n'y a quasiment pas de télétravail dans près d'un quart des cas aussi.
Plus d'informations sur le site de la Chambre de Commerce