
L'auto-partage - ou carsharing - est une des solutions pour améliorer la mobilité, faire des économies et réduire l'impact environnemental: des voitures partagées, c'est moins de voitures sur les routes. Pour quelques heures ou pour trois jours au maximum, plusieurs services permettent de louer une voiture.
Carloh, dans la capitale, a été mis en place il y a tout juste quatre ans (en octobre 2015) avec le soutien financier de la Ville de Luxembourg. Son offre s'est progressivement étoffée et comptait, jusqu'à ce jour, neuf stations pour 20 voitures.
Après quatre années d’activités sur le sol de Luxembourg-Ville, Carsharing Luxembourg S.A qui gère Carloh, étend son réseau avec pas moins de sept nouvelles stations et 14 nouvelles voitures. C'était une promesse annoncée lors de l'augmentation de capital de cette société détenue à 99% par la Ville de Luxembourg.
Une station a été inaugurée ce mercredi à la Place de Nancy à Hollerich, alors que six autre suivront dans les semaines à venir. "À terme, ce seront 52 véhicules sur 26 stations qui seront déployées, dans différents quartiers" annonce Paul Hoffmann, directeur de la Mobilité pour la Ville de Luxembourg.
Avec 680 "clients fidèles" pour 20.60 trajets et 900.000 kilomètres totalisés, Carloh s'affirme comme un complément à la mobilité douce des Vél'oh, bus et tram. "Nos utilisateurs prennent en moyenne la voiture pour 5h et 43 km, pour un budget autour de 15 à 18 euros selon des abonnements", détaille Patrick Hein, directeur de Carloh.
De son côté, Flex, le service des CFL, a été mis en service en février 2018) compte aujourd'hui 42 stations à proximité immédiate des gares avec 100 voitures au total, avec celles réservées aux entreprises. Fort de 2.100 abonnés, le réseau fonctionne avec un système différent qui permet de déposer une voiture dans une autre station que celle où on l'a prise.
L'année dernière, Patrick Goldschmidt, échevin en charge de la mobilité à la Ville de Luxembourg appelait de ses vœux plus de synergies entre les deux services et n'écartait pas la possibilité d'abonnements communs à Flex et Carloh. "Nous continuons à y réfléchir et y travailler, même si les systèmes sont très différents au points de vue techniques et commercial", estime Paul Hoffmann. "Faire en sorte d'avoir des abonnements compatibles reste souhaitable, mais compliqué."