
Avant de présenter ses résultats, la Brasserie nationale tient toujours à les situer dans le marché mondial, même si le Luxembourgeois est un minuscule poucet dans cet univers dominé par des mastodontes internationaux - ABInbev, (propriétaire de la brasserie de Diekirch), Heineken (NL) et Snow Brewery (CN) brassent approximativement 50% du marché mondial.
Si la consommation mondiale de bière a connu une baisse en volume en 2017 (-1,96 millions d’hectolitres), elle s’est appréciée de 20% en valeur depuis 5 ans. La production mondiale en 2018 considérant les premiers résultats officiels publiés, devrait progresser même si cette progression reste modeste.
Côté européen, l’année 2017 est la meilleure année depuis 8 ans, avec une production totale de 396 millions d’hectolitres. Une évolution due principalement aux exportations, puisque 20% des bières brassées sont destinés à l’exportation intra européenne et un tiers est exporté en dehors de l’Union Européenne.
Les consommateurs changent et consomment plus chez eux et moins au café. La tendance à la baisse des ventes dans le secteur Horeca en Europe a été confirmée en 2017 et 2018. En Belgique, les ventes tous produits dans ce secteur sont en baisse de 2,1% et en Allemagne, les ventes en fûts ont chuté de 4%.
Les bières sans alcool ont le vent en poupe et progressent de 5,1%. Elles représentent quelque 5% des bières consommées.
L’Europe compte quelque 9.500 brasseries, dont trois quarts sont des micro-brasseries. Cette multitude de brasseries offre aux consommateurs une grande diversité de qualité et de goûts. Au Luxembourg, la Confédération des Brasseurs et Brasseries du Luxembourg regroupe 26 membres, ce qui montre bien que le phénomène des micro-brasseries est aussi répandu sur notre marché.
En 2018, le marché total s’est stabilisé à 396.000 hl de bières luxembourgeoises consommées au Luxembourg. Dans ce contexte, la Brasserie nationale présente des chiffres de production (presque 160.000 hl), de parts de marché (40%), de chiffre d’affaires (10.730.000€ avec une croissance de 4% par rapport à 2017) et de bénéfices avant impôt (4.010.000€) qu’elle estime plus que satisfaisants.
La direction de la Brasserie nationale attribue cette bonne année à des facteurs internes et externes. "L’introduction de trois nouveaux produits, accompagnée d’une saison estivale extraordinaire et exceptionnellement longue, ont fait progresser les résultats d’une façon très positive", explique Frédéric de Radiguès, directeur général du groupe.
Battin Edel Pils relookée pour le commerce, Battin Brune et surtout Funck-Bricher bio et végane ont marqué les nouveautés de l’année avec succès. "Cette marque, bien qu’abandonnée en 1976, bénéficiait toujours d’une réputation positive parmi les consommateurs et les connaisseurs. La choisir pour porter notre bière bio/végane était une évidence." Des innovations qui dépassent le million d’euros de frais de développement et de lancement.