
L'homme est accusé d'avoir possédé environ 9.800 photos et près de 75 films à caractère pédopornographique entre 2015 et 2017. La très grande majorité des photos représentaient des jeunes filles âgées de 6 à 14 ans portant des bikinis. L'enquêteur de la police assure que ces images tombent elles aussi sous le coup de la pornographie de mineurs.
Durant l'audience, l'enquêteur a expliqué avoir été contacté par Europol. Cette dernière avait remarqué que des images représentant des fillettes de 6 à 10 ans avaient été téléchargées depuis une adresse luxembourgeoise.
En mars 2017, une perquisition était menée au domicile de l'homme, pendant qu'il se trouvait au travail. Entendu un peu plus tard par la police, il a immédiatement confessé posséder ce genre de clichés depuis une dizaine d'années. Une petite collection qui, selon lui, aurait commencé lorsqu'il est tombé par hasard sur les premières photos. Suffisant pour éveiller sa curiosité, qui se serait vite transformée en addiction.
L'accusé a assuré avoir tenté à plusieurs reprises de se débarrasser de ses mauvaises habitudes mais n'y serait jamais parvenu. Toujours selon l'enquêteur, l'homme aurait même été soulagé de voir la police débarquer, considérant cela comme un moyen de repartir à zéro.
Au cours de l'audience, l'avocat de l'accusé a insisté sur la bonne volonté de son client, qui a immédiatement confessé ses actes et n'avait alors aucun casier judiciaire. L'homme a également demandé l'aide d'un psychiatre.
La procureure a retenu une partie du plaidoyer de l'avocat et a demandé à ce que l'homme encourt une amende, une peine de deux ans de prison avec sursis ainsi qu'une obligation de suivi médical. Le verdict sera rendu le 23 janvier.