
"Il est grand temps de soulager fiscalement les petits et moyens revenus, et ce jusqu'aux classes moyennes", a dit Dan Kersch mardi matin. Le député LSAP et ex-Vice-Premier ministre était l'invité de la rédaction de RTL. "Peu importerait que cela passe par des crédits d'impôts ou par une adaptation du barème de l'impôt à l'inflation." Même si "lui-même préfèrerait une indexation du barème". En tout cas, il faudrait agir.
Dan Kersch est aussi convaincu de pouvoir encore faire changer d'avis le DP pour l'amener sur la voie d'un allègement fiscal structurel. Jusqu'il y a peu, le DP aurait fait entendre que ce serait "se faire harakiri", pour citer la ministre des Finances, mais Yuriko Backes aurait déclaré mardi dans une interview au Quotidien, qu'elle serait prête à discuter de tout. "Il y aurait donc du mouvement dans le dossier et le LSAP ne serait pas tout à fait innocent" dans ce changement, selon l'invité de la rédaction.
Dan Kersch réfute l'argument, que la dette publique atteindrait déjà 24% et que c'est pour cela que le gouvernement ne voudrait pas prendre plus d'argent afin de faire les investissements sociaux nécessaires. "Nous serions encore loin de la fameuse limite des 30%" que nous nous serions fixés nous-mêmes. Sur ce point, le député socialiste a aussi critiqué Luc Frieden, qui se serait présenté "comme le plus grand génie financier qui ait jamais fait de politique financière au Luxembourg." La tête de liste CSV pour les prochaines législatives aurait à l'époque lui-même présenté un budget avec un endettement de 25%.
Jusqu'où les classes moyennes doivent-elle profiter des allègements fiscaux? Le LSAP aurait déjà cité des chiffres concrets: "des allègements fiscaux jusqu'à un salaire annuel de 135.000 euros." Il faudrait en outre des taux d'imposition supérieurs plus élevés. C'est ainsi que se ferait une politique sociale. Par les impôts, pas par l'index, souligne le socialiste.