Jeannot Waringo se livre à RTL"J'ai vraiment apprécié ma mission à la Cour Grand-ducale"

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L'ancien chef de l'Inspection générale des Finances et auteur du fameux rapport a fait le point dans une interview accordée à RTL.
© Cour Grande-Ducale

"J'ai vraiment apprécié ma mission à la Cour Grand-ducale et je suis heureux que mon rapport ait été mis en pratique. Je voulais vraiment contribuer à la construction d'une structure plus stable" a résumé Jeannot Waringo, auteur du rapport du même nom ce week-end sur RTL.

En parfaite honnêteté, l'invité a expliqué être plutôt en faveur d'une république avec un Chef d’État démocratiquement élu mais il admet qu'une monarchie présente également certains avantages, comme de la stabilité. Il a d'ailleurs reçu le soutien inconditionnel du Grand-Duc pendant toute la durée de sa mission, tout en percevant une volonté de réorganisation interne de la structure.

Durant son séjour à la Cour, Jeannot Waringo a effectivement remarqué des interventions de la Grande-Duchesse, ce qu'il ne jugeait pas approprié car il s'agit de missions attribuées à son mari. Cette remarque figure telle quelle dans son rapport.

L'auteur du "rapport Waringo" est très déçu par l'article paru récemment dans Paris Match: "je n'ai pas mérité d'être qualifié de misogyne, c'est totalement faux, ce n'est pas moi. Mais peut-être que cet aspect a été mal décrit dans l'article", regrette Jeannot Waringo.

En ce qui concerne la lettre reçue de la part du couple Grand-ducal depuis Genève, Jeannot Waringo explique ne pas avoir réagi tant la missive était exagérée. Il pense que la lettre a peut-être été écrite dans un moment de faiblesse: "le fait de recevoir une lettre d'un avocat pendant ma mission m'a quand même déstabilisé, ça a également changé l'ambiance car je ne sais toujours pas qui est à l'initiative de cette idée". Il souligne néanmoins ne pas avoir cédé à la pression, au contraire, il aurait depuis pris davantage de libertés dans son travail.

Jeannot Waringo précise également ne pas avoir été témoin de violences physiques au sein de la Cour.

Il conclut en expliquant que "mon rapport n'est pas une bible et doit être interprété et mis en pratique par d'autres personnes. Je pense que l'ambiance à la Cour est redevenue plus sereine, et je vous assure que le Premier ministre Xavier Bettel n'a pas essayé de m'influencer pendant ma mission".

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