Le 12 mars 2020, Xavier Bettel se présentait face à la presse au terme d'un conseil de gouvernement extraordinaire pour annoncer "des mesures d'une envergure jamais connue pour le Luxembourg". Un moment déterminant pour les résidents dont les vies allaient changer du tout au tout dans les jours à suivre.
Ecoles fermées, télétravail "à promouvoir dans la mesure du possible", interdiction des visites dans les hôpitaux, interdiction des congés pour le personnel soignant: toutes ces mesures entraient en vigueur le 16 mars 2020.
C'était le début d'un confinement qui allait se révéler de plus en plus strict. En effet, dans les jours suivants ce conseil de gouvernement, les autorités annonçaient de nouvelles mesures qui finiraient par entrer en vigueur 16 mars à minuit.
Parmi celles-ci, la limitation des déplacements, la fermeture des activités commerciales et artisanales accueillant du public, l'annulation de toutes les activités non-indispensables et, cette fois, le recours "au maximum" au télétravail.

C'est ainsi que le Luxembourg finit par basculer dans la première phase de son confinement. Désormais, les trajets doivent se limiter à ce qu'il y a de plus essentiel et on nous recommande de rester à la maison. Le premier appel à rester chez soi intervient le 17 mars avec une déclaration du Premier ministre intitulée "Bleift Doheem".
"Restez à la maison ! C’est le principe primordial qui doit guider notre quotidien. Restez un maximum chez vous à la maison. Nous devons réduire les contacts sociaux à ce qui est strictement nécessaire" écrivait-il dans un communiqué envoyé à la presse.

C'est également le 17 mars que le Premier ministre annonce son intention de déclarer l'état de crise. De quoi permettre au gouvernement de "mettre en place des mesures urgentes pour faire face à cette crise".
Une période marquée par la fermeture des frontières dans les pays voisins et toutes les complications que cela implique pour les travailleurs transfrontaliers. C'est aussi l'époque de la ruée dans les supermarchés au Luxembourg comme aux frontières.
Le point culminant arrive le 22 mars avec le décret de l'état de crise. Un point de non-retour pour le gouvernement luxembourgeois qui se distinguerait ensuite des autres pays européens grâce à sa campagne ambitieuse de distribution de masques et de Large Scale Testing.
Le Luxembourg ne sortirait de l'état de crise que trois mois plus tard (22 juin) malgré d'importantes mesures de déconfinement annoncées dès le début du mois de mai.
En effet, les cours reprenaient successivement pour les élèves de première et de terminale (4 mai), les élèves du secondaire (11 mai) et les élèves du fondamental (24 mai). Puis, à la fin du mois de mai, le gouvernement annonçaitla très attendue réouverture des restaurants, des bars, des cafés, de l'aéroport ou encore des salles de sport.
Vint ensuite une longue période de remise en question liée à la fluctuation des chiffres de l'épidémie et aux nombreux débordements qui ont eu lieu durant l'été.Quelques mois plus tard, le Luxembourg basculait dans un nouveau confinement "plus souple". Une réalité qui ne nous a plus quitté depuis. La fermeture des restaurants, des bars et des cafés, la règle des deux invités et le couvre-feu encore en place en témoignent.