Michel ReckingerIl faut "booster le logement abordable"

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Le président de l'Union des entreprises luxembourgeoises a qualifié jeudi sur RTL l'ouverture du chômage partiel à certaines branches de la construction de "petit pas" de la part du gouvernement. Il attend des mesures pour "renforcer la demande de logements et relancer le marché".

L'ouverture du chômage partiel pour certaines branches du secteur de la construction, décidée mercredi par le conseil de gouvernement, est "un petit pas", a déclaré jeudi sur RTL, le président de l'UEL, l'Union des entreprises luxembourgeoises. Michel Reckinger a cependant affirmé que "le plus important reste à venir". Il s'agit d'une part "des mesures destinées à renforcer la demande et à relancer le marché", que le gouvernement devrait présenter avant le congé de Carnaval et d'autre part, de la grande "table ronde du logement" annoncée. Le problème du logement impacte en effet toute l'économie.

Gouvernement, communes et entrepreneurs devraient en effet se réunir fin février, début mars. Michel Reckinger a énuméré les points les plus importants à revoir pour "booster le logement abordable". "La simplification administrative et la question du financement", public ou privé, "sont fondamentales". Il serait donc tout à fait légitime, à ses yeux, que les banques, y compris peut-être la banque publique SNCI, s'assoient autour de la table. Selon le représentant du patronat, il faut aussi que les communes prennent enfin leurs responsabilités, même s'il comprend que les communes peuvent aussi avoir des difficultés de financement dans certaines circonstances.

Quant à la mesure à court terme de chômage partiel limité pour certaines branches du secteur de la construction, elle est "nécessaire pour relancer les entreprises au bord de la faillite et éviter que les employés ne se retrouvent au chômage". Michel Reckinger a également garanti qu'"aucune entreprise ne demandera l'aide publique si elle n'y est pas obligée". Uniquement pour la raison, que "cette mesure est liée à des contraintes administratives, et que les employeurs doivent continuer à supporter les charges sociales".

Le président de l'UEL a en outre regretté une nouvelle fois que l'OGBL continue de rejeter une demande de l'UEL, celle d'un plan de maintien dans l’emploi pour l'ensemble du secteur de la construction. Le gouvernement, mais aussi l'autre principal syndicat, le LCGB, soutiennent également cette demande, que l'OGBL est seul à rejeter. "L'OGBL a lié son accord à un plan de maintien dans l'emploi sectoriel à un accord sur la convention collective. Et dans la convention collective, des améliorations et des augmentations substantielles sont réclamées, au moment où tout le secteur est en crise," a expliqué le président de l'UEL. "C'est totalement irresponsable," selon Michel Reckinger.

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