
Nos collègues de RTL Today ont pu suivre ce jeudi la visite du Premier ministre et de la ministre de la Santé à l'hôpital du Kirchberg.
Vêtus de masques et tout en respectant les mesures de distanciation sociale, Xavier Bettel et Paulette Lenert sont allés à la rencontre du personnel soignant, qui a traité de nombreux malades depuis le début de l'épidémie.
Lors de leur entrée dans l'établissement, les ministres et les journalistes présents sur place ont eu droit à un relevé de température réalisé par une caméra thermique.

Le directeur administratif de l'hôpital, Michel Schuetz, a notamment confié qu'il était indispensable de maintenir l'approvisionnement en matériel médical pour lutter efficacement contre l'épidémie. "Dans certains hôpitaux français avec lesquels nous sommes en contact, 50 à 60% du personnel est tombé malade. Nous sommes heureux de ne pas avoir connu la même situation" a expliqué un docteur sur place. "Nous sommes ravis que vous ayez pris des décisions rapidement" ont confié certains membres du personnel soignant à Xavier Bettel et Paulette Lenert. "Un retard aurait été dramatique".
Pour faire face à la demande, l'hôpital a été contraint d'anticiper toutes ses demandes de produits et a même confectionné son propre produit désinfectant. Des masques de protection ont également été recyclés. L'hôpital dispose aujourd'hui de stocks pour trente jours.
Malgré la capacité du Luxembourg à contenir l'épidémie, certains médecins, comme le Dr Alain Bodart, se montrent inquiets du développement potentiel d'une deuxième vague. "Beaucoup ont l'air de croire que l'épidémie est terminée" a regretté le Dr Jean-Mark Cloos, directeur du pôle psychiatrique, au micro de RTL Today. Le praticien doute notamment de l'intérêt de rouvrir les écoles.
La ministre de la Santé, Paulette Lenert, a toutefois assuré que le gouvernement gardait à l'oeil l'évolution du nombre des infections. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'un changement de trajectoire de déconfinement soit effectué en cas de deuxième vague d'infection. À ce stade, elle a également confirmé que le Luxembourg ne recevrait plus de patients français jusqu'à nouvel ordre. Cette solidarité transfrontalière n'est pour autant pas définitivement abandonnée et pourrait de nouveau être mise en pratique en cas de besoin.