Conséquences de la guerre en IranGilles Roth appelle au calme et à prendre "les bonnes décisions"

Jeannot Ries
adapté pour RTL Infos
Interviewé par RTL, le ministre des Finances, Gilles Roth, souligne qu'il est important de garder le calme nécessaire pour analyser les répercussions de la guerre en Iran sur le Luxembourg.

Si nécessaire, il faudra prendre les bonnes décisions dans le cadre du dialogue social afin d’inclure la population et les entreprises.

La chose la plus importante que nous avons au Luxembourg, c’est la stabilité politique, c’est aussi notre triple A, mais c’est avant tout la cohésion sociale. Et même si je suis ministre des Finances et du Budget, je pense qu’il faut parfois serrer les dents, parce que la continuité, la stabilité du pays et surtout ce que nous avons de plus précieux, notre cohésion sociale, cela prime ici par rapport à certaines données budgétaires individuelles.

Se donner une marge de manœuvre pour des mesures d’aide

Le ministre des Finances indique que le gouvernement est prêt à se donner une certaine marge de manœuvre financière pour mettre en place des mesures d’aide. Ce qui pèsera sur le budget.

Salaire minimum, forte inflation éventuellement à venir, hausse des prix de l’énergie : il faut aussi garder à l’esprit la situation des entreprises. Et il faut naturellement veiller à maîtriser le quotidien des citoyens. Cela inclut évidemment les prix des carburants et la hausse globale des prix.

La tripartite et la boîte à outils de mesures déjà éprouvées

Le ministre évoque des mesures ciblées, précisément pour les personnes qui rencontrent déjà aujourd’hui des difficultés financières. Gilles Roth pense à des instruments permettant d’agir sur l’inflation.

Pour moi, pour le gouvernement, il est évident que cela doit se faire dans le cadre du dialogue social, et là, des instruments bien connus existent.

La Banque centrale européenne et les taux d’intérêt

Il faut surveiller la réaction de la Banque centrale européenne. Son rôle sera de lutter contre l’inflation sans freiner la croissance économique. En principe, l’inflation est combattue par une hausse des taux d’intérêt.

Bien sûr, en tant que ministre des Finances, je sais que lorsque les taux d’intérêt sont relevés à Francfort, cela a peut-être un effet positif pour les épargnants, mais surtout un effet négatif pour les personnes endettées. Pour leur bien immobilier, pour lequel elles sont endettées, et aussi pour l’État, qui est lui-même endetté. Nous devons donc avancer avec calme et prudence, en incluant la population et les entreprises.

Ensemble, à 27, nous sommes forts.

C’est une situation dans laquelle les Etats de l’Union européenne doivent rester unis. C’est ainsi qu’ils ont traversé la crise bancaire et aussi la crise du Covid.

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