
La sécurité dans le quartier de la Gare était le thème d'une réunion à laquelle étaient invités mercredi soir les résidents et les commerçants du quartier. Il y a été question du trafic de stupéfiants, de la présence de consommateurs de drogues, de sans-abris et de mendiants, qui appartiennent au quotidien de la Gare et qui, par une hausse de la criminalité, compliquent de plus en plus la vie des gens du quartier.
"Vous avez tout à fait raison, cette situation n'est plus supportable", "Nous sommes là pour entreprendre quelque-chose", "Nous vous comprenons". Voilà brièvement résumés les propos des personnalités politiques adressés aux résidents du quartier de la Gare de Luxembourg
Quelques 800 personnes avaient répondu à l'invitation. Une affluence inattendue: des chaises avaient été ajoutées au dernier moment, mais de nombreux spectateurs ont dû rester debout et il n'y avait pas suffisamment de casques pour la traduction en français. Mais peu leur importait, les gens étaient là pour exprimer leur colère.
Les chiffres de la Police parlent d'eux-mêmes: en 2018, environ 3.960 affaires ont été dénombrées dans le quartier de la Gare et 2.260 à Bonnevoie, contre 500 seulement à Gasperich, par exemple. Le ministre de la Sécurité intérieure, François Bausch, a une solution évidente:
"Au fond, résoudre (le problème) signifie pour moi, je le dis très clairement, qu'il faut empêcher la mafia nigériane de continuer de nuire. C'est l'ABC. Si nous n'y parvenons pas, nous pourrons entreprendre autant d'actions que nous voudrons, installer autant de caméra que nous voudrons. Et pour y arriver, nous devons collaborer."
La situation n'est plus supportable, la bourgmestre de Luxembourg, Lydie Polfer, l'admet aussi. Le Service d'hygiène de la capitale a récolté plus de 400.000 seringues. Ce n'est qu'ensemble qu'on fera mieux. La Ville de Luxembourg, la Police, la Justice et le ministère de la Santé doivent coopérer pour maîtriser le problème.
La bourgmestre a donné rendez-vous aux habitants du quartier dans six mois.