Nouvel an au LuxembourgFeux d'artifices sauvages: la police a distribué peu d'amendes

RTL Infos
Malgré l'interdiction explicite des pétards ou feux d'artifice dans 80 communes, ceux-ci ont retenti à travers le pays, suscitant de nombreuses plaintes. Mais la police est souvent arrivée trop tard pour attraper les responsables.
© Pixabay

Durant la nuit du Nouvel an, entre 20 heures et 6 heures, la police a été appelée environ 70 fois pour cause de nuisances sonores. 40 de ces cas concernaient des pétards ou des feux d'artifice, a indiqué la police. En cas de violation des règlements communaux, les amendes s'élèvent à 145 euros, mais très peu ont été distribuées puisque lorsque la police arrivait sur place, il n'y avait plus personne. Dans d'autres cas, il était compliqué de déterminer l'endroit duquel avait été tiré le pétard. La police n'a pas de nombre précis des amendes qui ont été dressées.

Malgré les interdictions, les pétards ont retenti le 1er janvier dans les quatre coins du pays, et ce, notamment à Esch, la plus grande commune à avoir interdit les pétards sans exception. Le député-maire d'Esch, Georges Mischo, assure néanmoins que depuis 2017 et l'interdiction dans sa commune des feux d'artifice et pétards pour le réveillon du Nouvel an, le nombre de tirs a beaucoup diminué.

"Je ne suis pas naïf en tant que maire et je ne pense pas qu'une interdiction puisse régler la question, mais il y a beaucoup moins de tirs que les années précédentes, lorsque c'était encore autorisé", a affirmé Georges Mischo.

La commune n'envoie pas non plus la police interpeler les gens. L'interdiction aurait quand même un certain effet: selon le maire, les habitants remarquent qu'il y a moins de bruit et de désordre dans les rues d'Esch après la Saint-Sylvestre. Pour la commune d'Esch, le but est aussi que chacun prenne ses responsabilités:

"S'il devait un jour se passer quelque chose, disons par exemple un incendie, ou un accident de plus grande ampleur, alors on pourra dire aux personnes en cause: c'était interdit et vous n'avez pas respecté le règlement de la commune, vous êtes donc responsables".

Selon Georges Mischo, il ne faut pas toujours déresponsabiliser les gens, au risque sinon de commencer à devenir un "État policier".

Back to Top
CIM LOGO