
Fernand Etgen est revenu sur les mois particuliers qu'a traversés l'institution qu'il préside, à cause de la pandémie. En fait, tout a été bouleversé. Il a fallu tout repenser et réorganiser la Chambre, qui a rarement été aussi sollicitée qu'au cours de ces trois-quatre derniers mois. Il a fallu mettre au point des vidéoconférences et les députés ont dû déménager au Cercle Cité.
Les lois Covid ont été un paroxysme législatif. Jamais encore les rouages n'avaient tourné aussi rapidement entre le gouvernement, le Parlement et le Conseil d'Etat, ni aussi bien agi entre eux. Pour les députés, les vacances d'été seront différentes aussi. La Chambre va rester opérationnelle et elle pourra se réunir à tout moment, selon son président. Nous sommes totalement réactifs, a précisé Fernand Etgen à propos du travail parlementaire pendant la crise du coronavirus.
Fernand Etgen rejette la critique de l'opposition que la Chambre n'a pas été suffisamment informée par le gouvernement pendant l'état de crise. En ce qui concerne les attaques du CSV sur sa personne, le président de la Chambre dit que de fausses informations ont été répandues. Il est faux de dire que l'urgence des questions parlementaires a systématiquement été niée. Tout a été vérifié ensuite.
Cela a été plus facile pour certains acteurs du CSV de mettre l'homme en cause que de marquer des points avec des arguments objectifs. Le ton était inacceptable et politiquement incorrect, dit Fernand Etgen à propos des attaques personnelles du président du CSV, Fränk Engel, qui avait parlé d'un avilissement de la fonction de président de la Chambre. S'il ne souhaite pas faire davantage de commentaires, Fernand Etgen souligne que personne ne s'est encore excusé auprès de lui.