
Nous passons environ un tiers de nos vies à dormir et la qualité de notre sommeil joue un rôle essentiel pour notre santé.
Un sommeil de mauvaise qualité peu être à l'origine de différents problèmes de santé, comme la maladie de parkinson et certaines maladies neurodégénératives.
Pour mieux les prévenir dorénavant et comprendre le lien entre sommeil et maladies, le Centre national d’excellence pour la recherche sur la maladie de Parkinson (NCER-PD) lance une enquête sur les troubles du sommeil à l’échelle nationale sous le patronage du ministère de la Santé.
Tous les résidents luxembourgeois âgés de 55 à 75 ans sont invités à y participer et recevront une lettre d’information dans les semaines à venir. Cette enquête fait partie intégrante de la deuxième phase du programme de recherche NCER-PD qui se concentre sur les facteurs de risque favorisant l’apparition de la maladie de Parkinson. Un trouble du sommeil en particulier est dans la collimateur: le «trouble du comportement en sommeil paradoxal» ou TCSP.
Il se caractérise par des comportements anormaux à un des stades du sommeil, le sommeil paradoxal pendant lequel nous rêvons. Alors qu’elles sont endormies, les personnes concernées sont agitées : elles miment les actions dont elles rêvent, parlant, criant et faisant des mouvements brusques qui peuvent involontairement gêner leurs partenaires. Ce trouble affecte principalement les adultes de plus de 55 ans.
«Les causes en sont encore mal connues et des travaux de recherche sont nécessaires pour mieux comprendre les possibles liens avec les troubles neurodégénératifs tels que la maladie de Parkinson», explique le Prof. Rejko Krüger, coordinateur de NCER-PD. «L’enquête nationale en ligne sur la qualité du sommeil est un premier pas dans cette direction.»
Les personnes intéressées pourront ainsi se connecter à un site internet, s’inscrire et répondre à un court questionnaire en ligne prenant dix minutes maximum. Leurs réponses permettront d’identifier les participants pour les étapes suivantes de l’étude. Ils seront contactés individuellement par téléphone et il leur sera proposé de participer à des tests diagnostic plus poussés.
Cette enquête en ligne et les étapes suivantes vont permettre d’évaluer pour la première fois combien de personnes au Luxembourg sont affectées par le TCSP. Comme un traitement est disponible pour le TCSP, "il sera aussi bénéfique de poser un diagnostic tôt afin d’améliorer de façon significative le sommeil et la qualité de vie des participants concernés".
«Nous espérons comprendre pourquoi chez certaines personnes le TCSP évolue par la suite vers les stades précoces de la maladie de Parkinson alors que d’autres sont protégées. Cela nous aidera à développer de nouvelles stratégies pour prévenir cette transition vers une maladie neurodégénérative », résume le professeur Krüger.