
Le STATEC a élaboré deux scénarios basés chacun sur un déroulement différent de la crise sanitaire pour le Luxembourg: le premier est grave, le deuxième trèsgrave.
Dans les deux cas, les plaies infligées au tissu économique et social cette année seraient profondes. Le STATEC s’attend cette année, au Luxembourg, à une baisse de l’activité (PIB), selon les deux scénarios, de 6 voire 12%.
Des projections "globalement en ligne avec celles du FMI et de l'OCDE", confirme le ministère des finances luxembourgeois. Qui se veut aussitôt rassurant: "En supposant une levée progressive des mesures de confinement et une reprise continue des activités économiques à partir du second semestre 2020, la croissance du Luxembourg pourrait rebondir à +7% en 2021. Les effets des mesures de stabilisation économiques décidées par le gouvernement sont intégrés dans cette projection et posent les fondements nécessaires pour une relance rapide."
Les projections sont toutefois à apprécier "avec la plus grande prudence dans le contexte de la pandémie actuelle". En effet, nul ne sait actuellement comment et quand cette crise va se finir.
Depuis l’entrée en vigueur de l’état de crise le 18 mars 2020, le gouvernement a donc mis en œuvre une panoplie de mesures.
Le volume global des mesures décidées passe désormais des 8,8 milliards d’euros annoncés le 25 mars 2020 à un total de 10,4 milliards d’euros, soit 17,5% du PIB. Dont notamment:
A citer également ces mesures:
Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, commente: «Le Luxembourg, tout comme le reste du monde, fait face à la plus grande crise économique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Grâce à la politique ambitieuse d’assainissement des finances publiques menée au cours des dernières années, le pays dispose des moyens budgétaires pour y faire face. Pour autant, l’effort requis pour rétablir la confiance est d’une ampleur telle qu’il ne restera pas sans impact sur l’équilibre budgétaire et le niveau de la dette publique sur les années à venir.»